Je n’ai pas fait que rêvasser !

Non, je n’ai pas fait que rêvasser durant ces quelques jours ! J’avais emporté des provisions de lectures. J’ai lu

Mon Quartier de Dominique Fabre

que j’ai eu le plaisir de rencontrer à Nyons, lors de Lire en Fête. Puis quelques livres achetés chez le bouquiniste qui vient sur le marché hebdomadaire :

Promenades avec Robert Walzer de Carl Seelig, Il se fait tard, de plus en plus tard d’Antonio Tabucchi, L’ermite de Rick Bass

Puis, j’ai lu un peu la presse, très peu… J’ai noté quand même cet article paru dans Libération vendredi dernier, article un peu iconoclaste sur le Dalaï Lama qui ne fait pas de mal de lire en ce moment. J’en ai marre que l’actualité tibétaine polarise sur elle toute l’attention parce que Monsieur Lama (Dalaï) est très médiatique. On y parle de ses liens avec la CIA, entre autres choses. La cause tibétaine tend à jeter dans l’ombre les atteintes aux droits de l’Homme dans le reste de la Chine. Et ça m’énerve !

Rêvasser tranquillement


Pouvoir rêvasser tranquillement dans un coin sans avoir constamment des devoirs à remplir, ce n’est certes pas un martyr. Sauf que les gens croient que c’en est un !
Robert Walser.

1:54:07

J’ai fait un temps de 1h54 au semi-marathon de Nîmes avec une moyenne de 11,094km/h soit mieux que l’an dernier. D’ailleurs, je m’étais complètement trompée car j’avais annoncé, 1H58 alors qu’en fait j’avait fait 1h56. Quoi qu’il en soit j’ai amélioré mon temps, cette année.

Je portais pour l’occasion le t-shirt de RSF, dénonçant les JO de Pékin. Parmi plus d’un millier de participants, je n’ai repéré qu’une autre personne vêtue ainsi. Il y avait aussi un autre coureur qui avait écrit en gros sur son t-shirt: “Des papiers pour les sans-papiers”. Arrivée à sa hauteur, je n’ai pas manqué de l’approuver pour son message. Plutôt que de porter dans ces circonstances, un banal vêtement sponsorisé par une marque d’équipements sportifs ou par le bar du village, je trouve qu’il ne serait pas si mal d’en profiter pour lancer un message de protestation dans une course où il arrive de s’ennuyer, et cela permettrait d’entamer la conversation plus facilement avec d’autres concurrents.

Lire en mai à Nyons


Samedi 3 mai, je participerai pour Cousu Main à la manifestation qui a lieu à Nyons (26) Lire en Mai. Comme l’an dernier et les précédentes, je me fais une joie d’y aller, tant l’accueil des organisateurs, les rencontres qu’on peut y faire font qu’on aime à y revenir. Depuis quelques années, un thème correspondant à un des sept péchés capitaux est choisi pour donner une thématique à la manifestation. Cette année, c’est sur le thème de la colère que les choses vont se passer ! Les sujets ne manquent pas. Avec ou sans colère, je vous y attends.
Au fait, le thème pour l’an prochain, c’est la luxure. Je crois que j’irai.

Le goût des pages, suite et fin…


J’ai oublié de parler de ce week-end annoncé à Brantes, le goût des pages, car je n’avais pas fait de photos. Heureusement, je viens de recevoir cette carte faite par les organisatrices pour nous remercier de notre participation. Qu’elle soient, ici, remerciées de leur organisation, d’autant plus que le temps ne leur a pas facilité la tâche. Le Ventoux tel qu’il est présenté sur la photo n’est pas vraiment celui que nous avions sous les yeux, car il était, en ce week-end d’avril, couvert de neige ! Des rencontres, des retrouvailles étaient au programmes.
Léa Coulanges qui m’avait accompagnée pour l’occasion, a dédicacé son livre.

Les tomates ont un long nez, cette année.

Les tomates ont un long nez, cette année.
Vous ne trouvez pas ?
Quoique l’an dernier

Quand Breton rencontre Césaire…

La rencontre d’Aimé Césaire est, à coup sûr, encore moins du goût des autorités. Deux ans plus tôt, le poète de la négritude a publié Cahier d’un retour au pays natal, superbe chant de protestation contre la domination culturelle et politique blanche que Breton qualifiera plus tard de ” plus grand monument lyrique de ce temps “. Césaire, alors âgé de vingt-huit ans, professeur au lycée de Fort-de-France, vient de fonder la revue littéraire Tropiques, et c’est ce magazine qui retient un matin l’attention de Breton dans une boutique de la ville. “Je n’en crus pas mes yeux, écrira-t-il : mais ce qui était dit là, c’était ce qu’il fallait dire !” La commerçante, qui connaît Césaire, accepte de lui porter un message et le lendemain Breton a son premier entretien avec le jeune poète. Il passera ses derniers jours à la Martinique à parler avec lui de la littérature et des traditions antillaises et à découvrir la flore de l’île en sa compagnie. Son guide dira que cette époque fut pour lui “tout à fait cruciale, déterminente”. “Si je suis ce que je suis, je crois que c’est en grande partie à cause de Breton (…) une sorte d’immense raccourci pour me trouver moi-même.”


Extrait de la Biographie d’André Breton par Mark Polizzotti (Gallimard).
Cette rencontre a lieu en 1941, lors d’un voyage qui doit mener Breton vers New York, quittant la France et le régime de Vichy. Breton embarqué sur le Capitaine-Paul-Lemerle fait escale à Fort de France.
La photo ? Elle fut prise chez Pierre Matisse à New York, toujours extraite du même livre.
Un petit jeu : donner leurs noms ! Pour Césaire, c’est facile. Et les autres ?

Lamentable !

Cette histoire est lamentable.

Pour essayer de comprendre pourquoi un peuple fait 3 fois la même erreur, cette émission avec Marco Tullio Giordana est intéressante : click ! (si l’on ferme ses oreilles quand Frédéric Mitterrand parle). Sa vision pessimiste de l’histoire de son pays se confirme, hélas !

Le Goût des Pages

Cousu Main participera les 19 et 20 avril prochains à la deuxième édition du Goût des pages à Brantes. Cette manifestation est à l’initiative des éditions du Toulourenc.
L’endroit est magnifique et peut être le but d’une promenade du week-end.
Le dimanche Léa Coulanges fera une lecture des textes de son livre.
Je vous y attends !

Du soleil sur la page

Cousu Main sort de son hibernation. Quelques salons, manifestations, vont s’enchaîner. À Crest dans la Drôme, comme tous les ans, il y a ce salon de la petite édition avec des animations-lectures-expositions. Ce lieu, la Galerie Espace Liberté, au coeur de la Drôme est un endroit magique où l’on est susceptible tout au long de l’année d’avoir une émotion artistique ou poétique. Parmi de nombreux éditeurs, les éditions Cousu Main sont toujours heureuses de participer à ce salon dans ce lieu.