Le jeu « Longtemps je me suis couché de bonne heure »

septembre 19, 2009 § 2 Commentaires

Il m’arrive souvent sur ce blog de citer l’Autofictif d’Éric Chevillard. Quand on aime on ne compte pas et ce matin, l’occasion est trop belle pour ne pas le faire. Lui s’amuse aussi au jeu « Longtemps je me suis couché de bonne heure » à sa façon.

Longtemps, je me suis couché de bonne heure sous de vastes portiques que les soleils marins teignaient de mille feux. (A la Recherche de la vie antérieure © Eric Chevillard – tous droits réservés)

Le jeu « longtemps je me suis couché de bonne heure »

août 24, 2009 § 2 Commentaires

La France qui s’est si longtemps méfiée du billet de banque est en littérature le pays d’élection des valeurs fiduciaires.

CIMG1786La photo n’indique aucune piste valable pour trouver le livre et l’auteur dont j’ai transcrit la première phrase ci-dessous. Elle a été prise au Festival d’Aurillac 2009.

le jeu « Longtemps je me suis couché de bonne heure »

août 7, 2009 § 3 Commentaires

Laissez tomber les mots fléchés et autres Sodoku de l’été pour faire une petite partie de « Longtemps, je me me suis couché de bonne heure. »
La règle du jeu : Voici la première phrase d’un roman, trouvez duquel.

Quand il se réveillait dans les bois dans l’obscurité et le froid de la nuit il tendait la main pour toucher l’enfant qui dormait à son côté.

Le jeu « Longtemps je me suis couché de bonne heure »

juin 26, 2009 § 5 Commentaires

Pour les amateurs du jeu « Longtemps je me suis couché de bonne heure » (pour les nouveaux : la règle du jeu est ici.)

Je suis jeune et riche et cultivé ; et je suis malheureux, névrosé et seul.

J’attends vos réponses…

Le jeu « Longtemps je me suis couché de bonne heure »

avril 16, 2009 § 4 Commentaires

Journée vide.
Si on jouait au jeu « Longtemps je me suis couché de bonne heure » (la règle du jeu) ?
Voici le début d’un roman :

À quatorze ans j’étais pensionnaire dans un collège de l’Appenzenzell. En ces lieux où Robert Walser avait fait de nombreuses promenades lorsqu’il se trouvait à l’asile psychiatrique, à Herisau, non loin de notre institution.

Je sais que certain(e)s ont la réponse. Laissez un peu jouer les autres !

Première phrase ? imagination ? Qu’est-ce qui fait écrire ?

avril 3, 2009 § 3 Commentaires

Ce qui m’épate toujours, c’est qu’une première phrase comme « Longtemps je me suis couché de bonne heure » entraîne les milliers qui suivent. Comment cela fonctionne-t-il ? De quoi naissent les oeuvres?
pistemongole Dans La piste mongole de Christian Garcin, il y a un dialogue entre deux personnages qui tente de répondre à la question :

Moi aussi je crois que j’aimerais écrire.

Rien ne t’en empêche,(…). Il faut te lancer, voilà tout. Même si on croit ne pas avoir grand-chose à raconter, le plus souvent c’est le fait même d’écrire qui génère l’histoire. c’est comme un processus qui s’autoalimente.

Je crois que j’ai de l’imagination (…), c’est toujours ça. Mais ça ne suffit pas, n’est-ce pas ?

Non, ça ne suffit pas,(…). Le produit de l’imagination ne donne pas forcément de la littérature. Et du reste il existe de la bonne littérature très peu imaginative. Mais enfin ce n’est pas non plus antinomique. tout coexiste, je crois.

Ce qui me plaît dans ce dialogue c’est l’idée de l’écriture qui s’autoalimente. Autant dire que dès qu’on a la première phrase, une bonne première phrase du genre « Longtemps je me suis couché de bonne heure. », la suite vient. Plutôt rassurant pour ceux qui n’ont pas d’imagination, ou plutôt qui n’ont pas ficelé leur roman dans leur tête avant de le mettre sur le papier (ou plutôt sur l’écran de l’ordinateur).
L’imagination est à ne pas confondre avec l’inspiration. Antonio Tabucchi faisait dire à ses personnages :

J’aimais peindre mais je n’avais rien à peindre, enfin, je n’avais pas d’inspiration, l’inspiration est fondamentale pour peindre.

C’est certain, (…) sans inspiration la peinture n’est rien, et les autres arts non plus.

Si l’inspiration, c’était cette fameuse première phrase ? Même si celle-ci est déplacée, effacée par la suite, elle permet d’enclencher le processus d’autoalimentation dont parle Christian Garcin.

Juste un mot pour parler de ce foisonnant roman La Piste mongole et un petit clin d’oeil à notre sujet. Celui-ci est fait d’une multitudes de romans qui s’entremêlent. Combien de premières phrases ?
Bien sûr, il y en a une, réelle, définitive, imprimée :

Nous étions debout à l’entrée de la yourte, silencieux, à regarder la jeune femme environnée de fumée qui parlait vite, les yeux fermés, d’une voix monocorde, tandis que la vieille au long nez, assise face à elle et penchée en avant, l’écoutait avec attention, ne l’interrompant qu’à une ou deux reprises, et à tout cela je n’entendais évidemment rien.

J’aurais pu la proposer pour le jeu.

Pour détendre l’atmosphère…

avril 2, 2009 § 4 Commentaires

Pour détendre l’atmosphère, je propose qu’on joue une partie de « Longtemps je me suis couché de bonne heure. » Pour les nouveaux qui ne connaissent pas la règle cliquer ici.

Le 4 octobre dernier, à la fin d’un de ces après-midi tout à fait désoeuvrés et mornes, comme j’ai le secret d’en passer, je me trouvais rue Lafayette : après m’être arrêté quelques minutes devant la vitrine de la librairie de L’Humanité et avoir fait l’acquisition du dernier ouvrage de Trotsky, sans but je poursuivais ma route en direction de l’Opéra.

Vila-Matas joue aussi à « Longtemps je me suis couché de bonne heure. »

mars 23, 2009 § 5 Commentaires

portada-dietario-volubleDans le son Journal Volubile (Dietario voluble), Enrique Vila-Matas parle des première phrases de romans. Dans la règle du jeu Longtemps je me suis couché de bonne heure j’avais cité à titre d’exemple, deux premières phrases notables. En fait, il en manquait une… Voici ce que Vila-Matas écrit :

…il n’y avait pas deux phrases qui étaient à la fois extrêmement simples et les meilleures de toute l’histoire du roman français, mais trois. La troisième est de Louis-Ferdinand Céline, au début du Voyage au bout de la nuit : « Ça a débuté comme ça. »
« Ça a débuté comme ça. », n’est-ce pas la manière la la plus littérale de commencer ? cela dit le début de Céline n’est simple qu’en apparence. En fait, si on dit cette phrase à voix haute comme si c’était une semonce, on croit entendre un crachat et, dans son violent mépris envers tout, elle résume admirablement le roman tout entier.

Pour le jeu « Longtemps, je me suis couché de bonne heure. », j’aurais pu proposer…

février 24, 2009 § Poster un commentaire

Pour le jeu « Longtemps, je me suis couché de bonne heure. » j’aurais pu proposer cette première phrase de roman :

Il paraît, après la guerre, tandis que Brest était en ruines, qu’un architecte audacieux proposa, tant qu’à reconstruire, que tous les habitants puissent voir la mer : on aurait construit la ville en hémicycle, augmenté la hauteur des immeubles, avancé la ville au rebord de ses plages.


C’eût été trop facile, car une indication de poids y figure. En effet, il s’agit de Paris-Brest de Tanguy Viel dont je recommande vivement la lecture.v_9782707320636
Voici ce que l’auteur dit ce cette première phrase, précisément :

La première phrase n’a donc pas la mission de lancer le roman, mais quand je relis ce qui est écrit, je sens que telle phrase sera la première phrase, que si je commence par elle, ça arrache. C’est une énergie pour le lecteur, mais ce n’est pas une énergie pour écrire. C’est un jeu de construction menée presque a posteriori.

Depuis le début, j’étais heureux de mes pages sur Brest. Je les trouvais belles, je les ai retravaillées mille fois jusqu’à la virgule. Elles ouvraient le quatrième ou cinquième chapitre et comme je les trouvaient trop bien, j’ai décidé d’en faire le début.

in Le matricule des anges n°99

Le jeu « Longtemps je me suis couché de bonne heure… »

février 21, 2009 § 18 Commentaires

Je suis une fainéante qui ne trouve pas toujours à alimenter le blog et qui pense que l’hiver vauclusien est bien long. Alors, j’ai l’idée de combler certains vides (pour les vides existentiels s’adresser ailleurs !) en instaurant un jeu qu’une sieste, en ce samedi tellement « parenthèse », m’ a inspiré.
Quand je dis : « Longtemps je me suis couché de bonne heure. » Vous répondez « La recherche du temps perdu. » GAGNÉ ! Quand je dis :  » Aujourd’hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. » Vous répondez « L’étranger » BINGO ! Les première phrases de certains romans , on ne les oublie jamais, comme certaines bandes-son de films qui, quand on les entend nous mettent des images devant les yeux. Ce jeu consiste donc à trouver le roman dont la ou les phrase(s) citée(s) sont le début.
Aujourd’hui, je propose à la vivacité de vos neurones :

On s’en veut quelquefois de sortir de son bain. D’abord, il est dommage d’abandonner l’eau tiède et savonneuse, ou des cheveux perdus enlacent les bulles parmi les cellules de peau fricitionnée, pour l’air brutal d’une maison mal chauffé.

Il n’y a rien à gagner (pas de Rolex ou autre objet de pacotille), juste mon estime et celle des visiteurs du blog ! J’attends vos réponses.

Où suis-je ?

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