Mauvais temps au Pays Doré

avril 30, 2009 § 3 Commentaires

cimg1604De retour du Pays Doré
où le temps était mauvais
au lieu du muguet
j’ai préféré photographier
les fritillaires-pintades qui couraient.
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Sète, Agnès Varda et moi

avril 24, 2009 § 5 Commentaires

J’ai eu l’occasion à plusieurs reprises de parler dans ce blog de mon admiration pour Agnès Varda. D’ailleurs, le bandeau en haut de page, est extrait d’une photo que j’avais faite lors d’une exposition sur les Justes de France qu’elle avait faite pour le Panthéon et transférée ensuite à Avignon, il y a deux ans. cimg15941

Je ne voulais pas rater l’exposition qu’elle a réalisée à Sète au CRAC qui s’appelle
LA MER… ETSETERA

Donc, j’y suis allée.

Sète est toujours un enchantement. 

 

 

Sans vouloir m’approprier les paroles de Varda, mais quand même, je dirais, si elle ne l’avait pas déjà dit …

Venir à Sète, c’est toujours un retour. Récemment c’était pour filmer une de « mes » plages.

(…) J’ai pris plaisir à mettre en image et en installations ce que les bords de mer sereins m’évoquent. (…) Je montre le mer, à Sète ou ailleurs, les brillances et les miroirs de la mer, les brise-lames et la plage. En bref, LA MER… ETSETERA

Alors, moi, j’ai fait pareil… Du moins, je me suis amusée à faire du Varda.
cimg1597 Dans la première salle dont le thème est : La mer dans ses reflets et diffractions des miroir, des projections d’images au bord de la mer, se réfléchissent, rebondissent.

Tiens, une visiteuse…

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Là, encore…

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perdue dans ses reflets

répétée à l’infini…

 

image et plus réalité

désincarnée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

disloquée.

 
cimg1601Et puis, il y a la plage, le sable, les vagues qui roulent. Tout cela n’est qu’illusion. 

« La mer, la mer toujours recommencée

O récompense après une pensée,

Qu’un long regard sur le calme des dieux ! »

Paul Valéry

cpvardail y a la salle consacrée à la plage, l’été, avec ses rites : les cartes postale comme celle représentée ci-dessus (dont je ne dévoilerai pas ici les surprises qu’elle recèle), une frise de tongs (et oui !) et une cabane de plage avec des sièges pliants.

 

La troisième salle est consacrée au thème de la brisure. Bien sûr, étant à Sète, A. Varda ne peut éviter de parler du brise-lames.

Elle a même réalisé une sculpture-installation sur ce thème. Très incisive !
Et puis, on revient aux miroirs, comme dans la première salle. Mais, là, il s’agit de portraits brisés.

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La visiteuse est toujours là, à côté d’Agnès Varda, rassemblant les multiples éclats.

Dans le préambule à l’exposition, Agnès Varda écrit :

 » Je voudrais que ces images, fixes ou animées, créent des surprises, éveillent des pensées et suscitent des rêverie. »

Mission accomplie, Madame Varda !

La lutte des classes à la chinoise

avril 21, 2009 § 4 Commentaires

Je n’ai guère l’habitude de parler des films que je vois au cinéma dans ce blog. D’une part,  j’en vois beaucoup (en moyenne deux par semaine) et mes critiques envahiraient l’espace et je considère que beaucoup le font mieux que moi, même si je dois reconnaître que j’ai du mal à les suivre parfois quand ils sont unanimement dithyrambiques sur Gran Torino -film qui pour moi ne vaut pas une roupie – et encensent OSS117, comme j’ai pu l’entendre l’autre soir au Masque et la Plume. Là je vais faire une exception.

Passant devant un cinéma, j’ai vu que 24 CITY était au programme, cela faisait un mois que j’attendais de le voir sans avoir trouvé le temps de le faire et avant qu’il ne soit plus à l’affiche, je me suis engouffrée dans la salle obscure.

Total ? 1h47 absolument happée par l’écran. 

L’histoire est celle d’une usine d’armement en Chine (l’usine 420) qui est démantelée pour en faire un projet immobilier de luxe (24 City). Ce genre de sujet traité par exemple par Ken Loach aurait sombré dans le lourd, le pathos, le larmoyant, le manichéen. Mais, c’est là justement que réside tout l’art de Jia Zhang-Ke, art qu’on avait pu apprécié dans le précédent Still Life.
Il s’agit d’une suite de témoignages d’anciens ouvriers de l’usine. Plusieurs générations s’y sont succédées, leurs histoires, leurs drames  sont racontés par ces anciens ouvriers , mais aussi le réalisateur fait intervenir la fiction par la bouche d’acteurs qui ponctuellement jouent aussi les témoins de l’usine 420. c’est très subtilement fait ce mélange de réalité et de fiction. Puis, le décor de l’usine en démantèlement est filmé magistralement, à la recherche permanente de l’esthétique d’un lieu dont les âmes de ceux qui l’ont fréquenté sont encore visibles. Les témoignages sont troublants, témoignages de la vie personnelles (car souvent la famille entière dépendait de l’usine = les enfants y étaient scolarisés), de la vie au travail. Une femme raconte comment elle et ses collègues ont été licenciées au détour d’un plan économique en les invitant toutes à faire un bon repas et on se dit que s’ils avaient usé du bossnapping, car le rapport de force était en leur faveur, l’histoire économique de la Chine ne serait pas celle que l’ont connaît. Jia Zhang-Ke filme magistralement les foules, les architectures, les machines, le travail. Les plans sont à chaque fois d’une force esthétique qui bouleverse. Le plan de fin laisse muet : l’usine est enfin démolie dans un grand nuage de poussière qui envahit l’écran. La fin d’un monde où la 24 City, cité de luxe, va pouvoir s’édifier dans une Chine vouée au fric.
Les lectures, les films se rejoignant parfois dans d’étranges coïncidences, je voudrais citer un extrait de Nadja que j’ai ouvert à la sortie de la séance, un extrait pour tous ces ouvriers anonymes de l’usine 420 :

Je sais qu’à un four d’usine, ou devant une de ces machines inexorables qui imposent tout le jour, à quelques secondes d’intervalle, la répétition du même geste, ou partout ailleurs sous les ordres les moins acceptables, ou en cellule, ou devant un peloton d’exécution, on peut encore se sentir libre mais ce n’est pas le martyre qu’on subit qui crée cette liberté.

The rules of the game

avril 20, 2009 § Poster un commentaire

Et je n’ai pas fini de gonfler tout le monde avec ce film. Il est encore temps d’enlever Cousu Main de vos favoris.

Un os à moelle dans un pin

avril 18, 2009 § 8 Commentaires

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Comment est-il arrivé là ?

Le jeu « Longtemps je me suis couché de bonne heure »

avril 16, 2009 § 4 Commentaires

Journée vide.
Si on jouait au jeu « Longtemps je me suis couché de bonne heure » (la règle du jeu) ?
Voici le début d’un roman :

À quatorze ans j’étais pensionnaire dans un collège de l’Appenzenzell. En ces lieux où Robert Walser avait fait de nombreuses promenades lorsqu’il se trouvait à l’asile psychiatrique, à Herisau, non loin de notre institution.

Je sais que certain(e)s ont la réponse. Laissez un peu jouer les autres !

Le goût des pages

avril 12, 2009 § Poster un commentaire

Le goût des pages demain 13 avril se déroule pour cause de mauvais temps, à Savoillans 4 km après Brantes.

Où suis-je ?

Vous consultez les archives de avril, 2009 à Cousu main.