Lecture des Territoires de la Folie.

décembre 16, 2009 § 2 Commentaires


Jeudi 17 Décembre 2009 à 18h,
lecture par l’auteure
Sylvie Durbec

des Territoires de la Folie,
à l’Espace Vaucluse
(18 place de l’Horloge en Avignon)

Le goût des pages

avril 8, 2009 § Poster un commentaire

shapeimage_2 Dimanche 12 et lundi 13 avril se déroule la 3ème édition du Goût des pages à Brantes et pour la troisième fois, Cousu main y participe.
À ne pas rater, pas mal de rendez-vous durant ces deux jours, mais surtout la lecture d’extraits des Territoires de la folie par son auteure, Sylvie Durbec dimanche 12 avril à 14h.
J’espère votre visite.

Sylvie Durbec à la librairie Évadné

mars 24, 2009 § 2 Commentaires

MERCREDI 25 MARS à 18h45 La librairie Évadné à Avignon reçoit

Sylvie Durbec.

sylvie1 Dans le cadre de l’exposition des Maisons et du petit peuple qui occupe actuellement les murs de l’Espace Evadné, elle présentera son dernier ouvrage
Les territoires de la folie publié aux éditions Cousu main.
Ce sera l’occasion de découvrir le peintre suisse Louis Soutter et son compatriote l’écrivain Robert Walser.

Un cadeau Cousu Main

décembre 15, 2008 § Poster un commentaire

Il est encore temps de faire un cadeau « Cousu Main » pour Noël:

Poésie

Les nuits de Vollezele.
Auteur Sylvie Durbec. Illustrations Brigitte Conesa. 5 €

3
auteurs : Sylvie Durbec et Lucetta Frisa
Illustrations : Susanna Lethinen. 6€

Bref traité de dégrisement
auteurs : Marc Rousselet et Henri Tramoy
Illustrations : François Ridard 6€

Territoires de la folie
auteur : Sylvie Durbeccimg1333
Illustrations : Valérie Crausaz 12€



Cuisine

Les carnets de cuisines de Monique et Léo
Auteur : Monique Kouper
Illustrations : Léo Kouper 6€

Les carnets de cuisine de Léa
auteur : Léa Coulanges
Illustrations : Gilles Ribstein 6€

Franco de port.

Paiement par chèque à l’ordre de Cousu Main

à adresser à : Cousu Main chez Caroline Gérard 11 rue des Trois Faucons 84000 Avignon

Territoires de la Folie : le livre

septembre 19, 2008 § 15 Commentaires

J’avais annoncé qu’un livre était en préparation chez Cousu Main, le voici enfin !
L’auteure est Sylvie Durbec. Elle a mis ses pas (la collection s’appelle Dans les pas de…) dans ceux d’un poète et ceux d’un peintre, tous les deux Suisses et tous les deux ayant vécu de longues années dans des asiles d’aliénés.
Le premier, c’est Robert Walser :
Extrait :

Écrire le moins possible.

Marcher le plus possible.

Boire avec Seelig quand il me rend visite.

Ne pas croire les gens quand ils parlent de moi comme d’un écrivain.

Moi ? Vraiment ?

Je suis le neuvième et dernier enfant de la Littérature Suisse.

À quoi rime d’être en bonne santé, dites-moi ?

Je ne suis pas digne de quitter l’asile d’aliénés.

Le second, c’est Louis Soutter.. Extrait :

Personne ne sait ici ce que nous sommes. Encore moins d’où nous venons ni où nous allons. C’est pourquoi nous posons des questions que certains jugent embarrassantes.

Nous sommes là, simplement appuyées contre le mur de cette salle, nues.
Si souvent nous posons des questions auxquelles personnes ne répond. Lui, ses mains barbouillées de noir, lui seul pourra nous répondre parce qu’il saura comprendre nos questions. car ici on ne nous juge pas en mesure de comprendre les questions que nous formulons.

Les illustrations (crayon, encres, linogravures) sont de Valérie Crausaz.

La sortie officielle de l’ouvrage aura lieu les 27 et 28 septembre prochain, pour La petite Librairie des Champs.


Tout le monde ne pouvant pas aller dans les champs le trouver, il est possible de le commander à cette adresse : cousumain@yahoo.fr
TERRITOIRES DE LA FOLIE de Sylvie Durbec
Illustrations de Valérie Crausaz
format :11 X 17
60 pages
ISBN 2-9523435-8-6
12 € franco de port

cousumain@yahoo.fr

La rentrée

août 29, 2008 § 5 Commentaires

Ce n’est pas que la rentrée des classes … … c’est aussi celle des imprimeurs !
C’est une bonne nouvelle pour Cousu Main puisque Les territoires de la folie de Sylvie DURBEC et avec les dessins et linogravures de Valérie CRAUSAZ devrait se concrétiser très rapidement.

L’imprimerie rouvre lundi, que s’agitent les rotatives !

Les territoires de la folie chez Bolaño

août 2, 2008 § 2 Commentaires

J’ai déjà parlé à plusieurs reprises du prochain livre qui sera édité par Cousu Main intitulé Territoires de la folie. Il y est question de Louis Soutter et Robert Walser, artiste et écrivains suisses, qui ont tous les deux connu l’asile d’aliénés, l’un à Baillaigues et l’autre à Herisau.
 Je lis l’ultime roman de Roberto Bolaño 2666. Là aussi il est question d’un asile d’aliénés en Suisse.

Ensuite il parla d’un voyage en train, (…) en direction de l’un des villages à mi-chemin entre Montreaux et les contreforts des Alpes bernoises où ils avaient loué un taxi qui les avait amené, par un sentier zigzagant, mais scrupuleusement asphalté, vers une maison de repos qui arborait le nom d’un homme politique ou d’un financier suisse de la fin du XIXe siècle, la clinique Auguste-Demarre, nom irréprochable derrière lequel se cachait un fort civilisé et discret asile d’aliénés.

Je n’ai trouvé ni banquier ni financier suisse s’appelant Auguste Demarre, juste un Jean François Auguste Demarre, Maire officier de l’état civil de la commune de Goult, département de Vaucluse, en 1863.
Je continue :

…là s’était enterré vivant un peintre que l’Italien tenait pour l’un des plus inquiétant du XXe siècle. (…) Le nom de ce peintre était Edwin Johns et il s’était coupé la main droite, la main avec laquelle il peignait , l’avait embaumée et l’avait collée sur une sorte d’autoportrait multiple.

Voici comment les choses s’étaient passées :

Un matin, après deux jours d’activité fébrile consacrée à ses autoportraits, le peintre s’était tranché la main avec laquelle il peignait. Immédiatement après il s’était fait un garrot au bras et avait apporté la main à un taxidermiste qu’il connaissait et qui était déjà au courant de la nature du nouveau travail qui l’attendait. Ensuite le peintre s’était dirigé vers un hôpital, où l’on mis fin à l’hémorragie et procéda à la suture de la plaie. À un certain moment, quelqu’un lui demanda comment était arrivé l’accident. Il répondit que sans le faire exprès, tandis qu’il travaillait, il s’était coupé la main d’un coup de machette. Les médecins lui demandèrent où était la main coupée, car il était toujours possible d’essayer de la greffer. Il dit qu’alors qu’il se rendait à l’hôpital, à la fois de colère et de douleur, il l’avait jetée dans le fleuve.

Cette histoire du personnage du roman de Bolaño m’a fait pensé à celle de l’artiste Pierre Pinoncelli dont on a entendu parler récemment lors de la libération d’Ingrid Betancourt. En effet,il est plus connu pour ses attaques contre l’urinoir de Duchamp à Nîmes au Carré d’Art en 1993 et au Centre Pompidou en 2006 que pour son acte fou, héroïque qu’il fit à Cali en juin 2002 en hommage à la franco-colombienne otage des FARC : il se trancha une phalange du petit doigt ( la photo ci-contre).
La ressemblance est troublante avec le Edwin Johns de 2666 mais s’arrête là. Pinoncelli ramassa le morceau de doigt une fois sur le sol, après le deuxième coup de hache (le premier ayant raté), « il ressemblait à un vers luisant » , il dessina avec lui un coeur sur sa poitrine avec le sang puis écrivit le mot FARC sur le mur qu’il entacha de sang.
Contrairement à Edwin Johns, Pinoncelli n’est pas interné ni en France, ni en Suisse, ni ailleurs.

Où suis-je ?

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