neige de septembre ?

septembre 29, 2008 § 5 Commentaires

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Interview d’Éric Chevillard

septembre 28, 2008 § Poster un commentaire

Pas d’actualité en cette rentrée littéraire pour Éric Chevillard, donc il est un peu oublié par les journalistes, qui sont occupés à faire la promotion des nouveautés. Pourtant quand on aime (et c’est mon cas) on voudrait bien avoir de ses nouvelles, même si l’on fréquente son blog tous les matins.
J’ai découvert cette interview qui donne aux impatients de sa prochaine parution, un os à ronger.

Extraits :

N’oublions jamais que presque tout le monde vit sans littérature et s’en passe aussi aisément que d’une cornemuse ou d’un hibou dans le grenier.

Avez-vous essayé d’écouter Le Masque et la plume ? Sans mentir, on regrette parfois d’être nés avec cette paire d’oreilles qui, non seulement est terriblement disgracieuse, mais en plus laisse entrer vraiment n’importe quelle bouillie dans nos crânes.

Il n’a pas tort : Patricia Martin et Jean-Louis Ézine en critiques littéraires, je comprends ce qu’il veut dire quand il parle de bouillie !

La petite librairie, c’était aujourd’hui… mais ce sera aussi demain !

septembre 27, 2008 § 3 Commentaires

La petite librairie des champs, c’est ça, des livres partout, de ceux qu’on ne voit pas dans les fnac et autres pôles culturels de la grande distribution. Parfois même, il y avait l’éditeur de ces beaux ouvrages, heureux de tailler le bout de gras avec le chaland : Stéphane Landois,  éditeur à Charpey, était présent et trouvait dans l’initiative de Sylvie Durbec, un peu de la montgolfière qu’il appelait de ses voeux.
Impossible de partir de l’endroit sans se laisser tenter par un des magnifiques ouvrages qui sont présentés. J’ai craqué comme par hasard sur un livre qui s’intitule AUBRAC, édité par Jacques Brémond (auteurs: Marianne Auricoste, Jean-Pierre Chambon, Michaël Glück, Jean-Yves Loude, Serge Pey. photographies : Paul Amouroux. Invitation : Bernard Noël.)
Et puis, comme annoncé, il y eut, dans la grange la lecture (partielle !) du Fou d’Elsa par Viviane Théophilidès. Ce fut un moment magnifique qui nous fut offert par cette actrice que je n’avais vu qu’une fois dans ma vie, il y a longtemps, pas loin de trente ans. Elle jouait Jeanne d’Arc de Delteil, dans un petit théâtre à Nîmes, nous n’étions pas plus de dix dans le public. Je n’ai jamais oublié cette soirée-là, son nom (pourtant pas des plus simple à retenir) et ce soir, je suis allée le lui dire, après la lecture, en espérant que je n’attendrai pas trente ans pour l’écouter à nouveau.
Demain la petite librairie des champs continue. Et les retardataires ont toute la semaine prochaine pour venir y chercher le livre indispensable.

La petite librairie, c’est ce week-end !

septembre 27, 2008 § 4 Commentaires

Les livres sont rangés dans « la petite librairie des champs« . Ici, on voit « Cousu Main » qui côtoie « Jacques Brémond ».
Voici le plan pour vous y rendre…

Quand la vie fait mentir la fiction…

septembre 24, 2008 § Poster un commentaire

Souvent, on aime bien prendre ça et là au hasard des lectures, des phrases qui confortent ou éclairent ce que nous pensons. Une citation bien placée est une argumentation de poids. Cependant, il est des auteurs qui se contredisent d’un roman à l’autre. Par exemple : Régis Jauffret.

J’ai lu son roman Asiles de fous sorti en 2005 dans lequel j’ai relevé ces phrases :

On ne se suicide pas par amour, autrement je l’aurais fait. J’aurais pu me pendre pour arrêter de vivre …

Affirmation sans appel, c’est comme ça et pas autrement.
Auteur de fictions, et même de Microfictions, Régis Jauffret jusque-là, avait éloigné sa propre vie de son écriture, par pudeur, par choix.
En 2008 changement radical dans Lacrimosa. Que raconte-t-il ? L’histoire d’une fille qu’il a vraiment aimée, dans la vraie vie et qui s’est pendue… par amour ou par manque d’amour.
Bouleversante coïncidence d’idées contradictoires dans deux romans d’un même auteur. Jauffret s’est laissé rattraper par la réalité, la noirceur de la vie était plus noire que celle de ses fictions.

Merci Monsieur le Président pour la Princesse de Clèves.

septembre 22, 2008 § 6 Commentaires


 

Une fois n’est pas coutume, j’adresse une lettre de remerciement au Président Sarko :

 

Monsieur le Président
 
Je voudrais vous remercier pour les nombreuses fois où vous avez parlé du roman de Madame de La Fayette, La Princesse de Clèves. Je voudrais vous remercier car en disant que vous aviez beaucoup souffert « sur » elle, sachant que j’ai un peu l’esprit de contradiction, vous m’avez incitée à me plonger dans cette oeuvre. Et je dois dire, qu’en ce qui me concerne, j’ai pris beaucoup de plaisir « sur » elle. Pour ce plaisir, merci Monsieur le Président. 
 
D’abord, j’ai pris du plaisir dans la lecture du roman avec des phrases comme celles-ci : « Il voulut continuer, mais une foiblesse lui ôta la parole. Madame de Clèves fit venir les médecins; ils le trouvèrent presque sans vie. Il languit néanmoins encore quelques jours, & mourut enfin avec une constance admirable. » Cela sonne peut-être mal à vos oreilles, moi, ça me fait du bien. On trouve son plaisir où l’on peut; vous, il paraît que c’est dans des séances de karaoké avec vos amis Clavier et Hallyday. 
Puis, puisque l’actualité l’imposait, je suis allée voir le dernier film de Christophe Honoré, une libre adaptation du roman en question, toujours le même, celui « sur » lequel vous avez beaucoup souffert. Les sentiments, la passion amoureuse sont intemporels, Monsieur le Président, et la Princesse de Clèves, transposée en la belle personne d’une jeune lycéenne des années deux mille, émeut toujours autant. Dans le film, Chiara Mastroiani fait une apparition muette et souriante, hommage que le réalisateur fait à Manuel de Olivera qui avait, lui aussi, fait une adaptation de ce roman il y a quelques années avec cette actrice dans le rôle principal : La lettre. Comme quoi, malgré ce que vous dites, La Princesse de Clèves traverse les siècles et inspire toujours les artistes. Je voudrais aussi vous dire que, dans ce film, je veux parler de La belle personne, il est des moments de légèreté où se glisse de l’humour : dans le jeu de Louis Garrel, souvent et parfois aussi dans les dialogues où par exemple, la documentaliste du lycée (Clotilde Hesme) demande à un élève prénommé Jacob de l’aider : « Tiens moi l’échelle, Jacob ! ». Ça ne vous fait pas rire, Monsieur le Président ? Tant pis.

Je vous remercie encore une fois d’avoir mis La Princesse de Clèves sur mon chemin. Est-ce que vous avez encore beaucoup de sujet « sur » lesquels vous avez souffert ? Je me ferai une joie de m’en emparer.
Veuillez recevoir, Monsieur le Président, mes plus irrespectueuses pensées.

Territoires de la Folie : le livre

septembre 19, 2008 § 15 Commentaires

J’avais annoncé qu’un livre était en préparation chez Cousu Main, le voici enfin !
L’auteure est Sylvie Durbec. Elle a mis ses pas (la collection s’appelle Dans les pas de…) dans ceux d’un poète et ceux d’un peintre, tous les deux Suisses et tous les deux ayant vécu de longues années dans des asiles d’aliénés.
Le premier, c’est Robert Walser :
Extrait :

Écrire le moins possible.

Marcher le plus possible.

Boire avec Seelig quand il me rend visite.

Ne pas croire les gens quand ils parlent de moi comme d’un écrivain.

Moi ? Vraiment ?

Je suis le neuvième et dernier enfant de la Littérature Suisse.

À quoi rime d’être en bonne santé, dites-moi ?

Je ne suis pas digne de quitter l’asile d’aliénés.

Le second, c’est Louis Soutter.. Extrait :

Personne ne sait ici ce que nous sommes. Encore moins d’où nous venons ni où nous allons. C’est pourquoi nous posons des questions que certains jugent embarrassantes.

Nous sommes là, simplement appuyées contre le mur de cette salle, nues.
Si souvent nous posons des questions auxquelles personnes ne répond. Lui, ses mains barbouillées de noir, lui seul pourra nous répondre parce qu’il saura comprendre nos questions. car ici on ne nous juge pas en mesure de comprendre les questions que nous formulons.

Les illustrations (crayon, encres, linogravures) sont de Valérie Crausaz.

La sortie officielle de l’ouvrage aura lieu les 27 et 28 septembre prochain, pour La petite Librairie des Champs.


Tout le monde ne pouvant pas aller dans les champs le trouver, il est possible de le commander à cette adresse : cousumain@yahoo.fr
TERRITOIRES DE LA FOLIE de Sylvie Durbec
Illustrations de Valérie Crausaz
format :11 X 17
60 pages
ISBN 2-9523435-8-6
12 € franco de port

cousumain@yahoo.fr

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