Sélection pour le Prix « Découverte » de l’année 2012

mars 22, 2012 § 3 Commentaires

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« Interdiction absolue de toucher les filles même tombées à terre » de Claude Favre et Eric Pessan est sélectionné pour le premier Prix « Découverte » organisé par  l’association culturelle de la banque Chaix.

Les ouvrages en lice ont été choisis parmi ceux des éditeurs implantés dans les cinq départements que couvre la banque.

Le jury sera composé de tous les employés de la banque qui désirent donner leur avis sur les sept livres sélectionnés.

Le prix sera décerné en décembre 2012.

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Dans la revue Dissonances…

octobre 27, 2011 § Poster un commentaire

Dans la revue Dissonances (n°21), Alban Orsini a écrit un très bel article sur  Moi, je suis quand même passé d’Eric Pessan.

Il est question d’un étrange objet, qui se lit de bas en haut à la façon dont on remonterait le courant d’un océan escamotable, le tranchant du fil de l’eau en horizon écumeux ( fil de Twitter, 140 caractères, contrainte), une métaphore filée sur la mer, la salinité, d’une attente dont on ne saurait trop rien et qui demeure énigmatique jusqu’au bout. Il est question là d’une poétisation de la forme, du fond de la langue, de minimalisme, de bribes et de simplicité et de touches aux (eaux ?) profonds. Il est question enfin de fragments qui s’amoncellent, s’empilent, se déplient comme l’ouvrage, de 153 jours qui se racontent aussi bien en tout qu’en parties, en bouts qu’en mélancolies, chaque comme esquille débutant par un « Eric Pessan » jamais vraiment écrit (le sujet étrangement présent, par là même s’évacuant).

Si cela vous intrigue, tentez le voyage de ce « Moi, je suis quand même passé » et larguez les amarres de la technologie pour le Cousu Main.

Dans le même numéro de la revue, on trouve un texte de Thomas Vinau, autre auteur Cousu Main :Le quart d’heure syndical.

Interdiction absolue…

juillet 23, 2011 § 1 commentaire

Ça a mis plus de temps que prévu mais enfin, Interdiction absolue de toucher les filles même tombées à terre est sorti de l’imprimerie.
Interdiction absolue de toucher les filles même tombées à terre.
Claude Favre et Eric Pessan
Photo de couvertures et maquette Geneviève Gleize
48 pages
11×17
ISBN : 978-2-918958-03-1
12€
Vous pouvez adresser vos commandes à
Cousu Main, 11 rue des Trois faucons 84000 Avignon
Chèque à l’ordre de Cousu Main
Participation aux frais d’expédition : 1,50 €

Interdiction absolue de toucher les filles même tombées à terre

juin 14, 2011 § 7 Commentaires

Au commencement étaient deux auteurs, Claude Favre et Eric Pessan.

Au commencement était un titre, un titre comme une injonction, celui que Claude Favre donne à un long poéme, le récit de la chute vertigineuse des filles.

©Geneviève Gleize

Les filles c’est comme ça, comme ça       

qu’elles à caresses, trop.

Les filles ça tombe, plutôt au 

mauvais moment.

Tombent, un peu qu’elles tombent,

beaucoup, avec des idées, quelques

unes, derrière la tête, sans grâce.

Tombent, pour tomber, effrontément,

elles tombent.

Tombent. 

Certaines se relèvent, des fois

Silence

Eric Pessan le reprend et déroule la chute d’une fille, d’une seule. Il y met des didascalies comme si cela devait être dit.


©Geneviève Gleize

Ma langue.
C’est ma langue.

Je n’ai plus de langue (geste vague).

Parfois.

Je crois que ça se passe comme ça (geste arrêté).

Depuis que je suis tombée, je n’ai plus de langue.

Ces deux textes sont rassemblés tête-bêche, serrés l’un contre l’autre, dans ce livre, pour qu’on n’oublie pas leur fraternité.

Interdiction absolue de toucher les filles même tombées à terre.
Claude Favre et Eric Pessan
Photo de couvertures et maquette Geneviève Gleize
48 pages
11×17
ISBN : 978-2-918958-03-1
12€
Parution fin juin 2011

D’ores et déjà, vous pouvez adressez vos commandes à Cousu Main, 11 rue des Trois faucons 84000 Avignon
Chèque à l’ordre de Cousu Main
Participation aux frais d’expédition : 1,50 €

Cousu Main dans PUBLICATION(S)

mai 26, 2011 § 3 Commentaires

Dans le n°14 (Juin 2011) de la revue PUBLICATION (S) de l’Agence Régionale du Livre de Haute-Normandie, on trouve un très bel article écrit par Dominique Panchèvre sur les deux derniers ouvrages parus chez Cousu Main.

En Avignon, les éditions Cousu Main déplient la poésie du monde.

Moi, je suis quand même passé (Éric Pessan) et Le noir dedans (Thomas Vinau), voici les deux derniers ouvrages parus en 2010 chez Cousu main, maison d’édition artisanale d’Avignon. Caroline Gérard est l’artisane qui s’y colle pour le choix des auteurs, la fabrication et la diffusion – trop confidentielle à mon goût.
Deux livres qui se déplient, qui disent des formes courtes, rêveuses, poétiques, indispensables ; deux objets essentiels dont chacun fait écho aux propos d’Hubert Lucot : « un livre qui batte au rythme de la syntaxe du monde : paliers, clins de conscience. »
Celui d’Éric Pessan, qui bat au rythme de 153 Tweets – à lire de bas en haut – écrits au creux des jours quand il faisait sombre ou que le sol se dérobait sous les pieds ou encore que le vide emplissait tout. Fragments qui s’empilent et s’appellent – tirés vers le haut –, à la fois autonomes, faisant poésie particulière par accouplement de deux ou trois, déroulant le corps du texte en remontant vers la lumière, jusqu’au dernier, porte ouverte de la cage mentale.
Dans le second, le lecteur est bercé par le rapsode « c’est parce que c’est noir dedans. »
Thomas Vinau nous entraîne dans un essai poétique afin que nous comprenions et acceptions la partie sombre qui nous habite ; essai transformé qui nous incite à vivre, pleinement. Un ouvrage qui bat, lui, au rythme savamment articulé du noir et du blanc, à la fois dans la forme et dans l’écriture ritournelle tout en s’appuyant sur l’exemple et la démonstration détournés. Un texte philosophique simple et puissant.
À noter les ouvrages de Sylvie Durbec, parus précédemment, qui forment avec ces deux-là un ensemble homogène de livres où les artistes et l’artisane cousent la main dans la main – avec une pensée pour Marie-Laure Dagoit et les éditions Derrière la salle de bain ; mais c’est une autre histoire, en-corps un autre écho aux propos d’Hubert Lucot.

Éric Pessan, Moi, je suis quand même passé, 2010 ISBN 978-2-918958-01-7
Thomas Vinau, Le noir dedans, 2010 ISBN 978-2-918958-02-4

Quelques infos…

février 13, 2011 § Poster un commentaire

Je vous invite à suivre le blog l’anagnoste et celui-ci plus particulièrement cette semaine car il y sera question d’Éric Pessan.
D’autre part, je voudrais revenir rapidement sur La Petite Librairie des Champs qui inaugurait dimanche dernier, le 6 février, l’année du Mexique avec Karlatone Olvera auteure, traductrice mexicaine dont on peut suivre le blog ici. Sur cette vidéo de Joëlle Molina on peut revivre la lecture à deux voix qui a eu lieu entre elle et Sylvie Durbec ce jour-là, de primera volcadura. Le texte de ce poème primera volcadura est ici.

Quelques souvenirs des rencontres avec Éric Pessan

janvier 29, 2011 § 4 Commentaires

À la librairie La Mémoire du monde, lecture de Moi, je suis quand même passé par Florian, de la Compagnie Jeux de mains, Jeux de vilains.


Éric Pessan lit un extrait de Incident de personne

Avec Christian Garcin qui passait par là.

Où suis-je ?

Entrées taguées Éric Pessan sur Cousu main.