Valencia, choses vues… (la suite)

octobre 22, 2008 § 1 commentaire

Des coquilles vides ! Valencia se la pète un peu et depuis quelques années entreprend la construction de bâtiments d’architecture ambitieuse. Certains de ces bâtiments sont carrément vides, abandonnés, comme celui construit par David Chipperfield pour l’America’s Cup en 2007 : Quant aux autres, à part l’opéra dont la programmation est prestigieuse, il n’ont pas un grand intérêt. Dans ces différent bâtiments, les expositions sont plutôt du genre parc d’attraction que digne des constructions qui les accueillent. Alors pourquoi tout ça ? Pourquoi construire inutilement ? Ici, les coquilles vides sont en béton, car celles que l’on trouve dans la paella sont bien pleines de délicieuses petites bêtes.
Pour résumer :

Mieux que l’architecture : la macologie.

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Où mène la malacologie…

septembre 5, 2008 § 2 Commentaires

Dans le précédent article je parlais d’un certain Arsène Peschaud dont le nom était gravé sur un monument à Saint Flour en mémoire de fusillés. Les lecteurs et plus particulièrement une lectrice du blog a trouvé ceci à propos de cet homme :

A l’hôtel Terminus, 53 personnes arrêtées à partir du 9 juin 1944, par les hommes du capitaine Hugo GEISSLER (chef du SD à Vichy), à Saint-Flour et à Murat (le 12), ont été retenues dans des conditions tres difficiles. A l’aube du 14 juin, il a été fusillé dans le dos par les Allemands avec 24 autres otages, au pont de Soubizergues. Source: Lieux de Mémoire et Monuments du Souvenir CANTAL 1940-1944. Association des Maquis et Cadets de la Résistance du Cantal -Juin 2007.

En cherchant les traces d’un malacologue, le célèbre Jean Péchaud, on tombe sur celles d’un résistant, Arsène Peschaud. Qu’hommage à sa mémoire lui soit rendue ici.

Comment devenir malacologue ? L’enquête continue…

septembre 3, 2008 § Poster un commentaire

Après ma visite à Chavagnac, il y a quelques mois, je me demandais si Jean Péchaud (voir : 1,2, 3) originaire du lieu n’avais pas été victime d’un employé d’État Civil un peu dur de la feuille qui aurait transformé un Péchaud en Pichot. Je n’avais trouvé aucune trace de Péchaud sur le monument aux morts ou dans le cimetière de membres de la famille Péchaud à Chavagnac.
Je ne baisse pas pour autant les bras : aujourd’hui, à Saint-Flour, j’ai inspecté les monuments aux morts (il y en deux) et voici ce que j’ai trouvé…
Sur celui consacré aux morts de 14-18 = rien.
Sur celui consacré aux héros de la résistance la région de Saint-Flour
J’ai trouvé un Arsène Peschaud dans le canton de Murat.
(Je rappelle que Chavagnac se situe bien dans le canton de Murat)
Peschaud est étymologiquement parlant plus près de Péchaud que Pichot. Donc, les racines de notre malacologue préféré sont bien à chercher dans cet endroit.

Comment devenir malacologue ? L’enquête toujours…

juin 29, 2008 § Poster un commentaire

Lors de ma visite enquêtrice à Chavagnac, j’étais donc allée au cimetière ancien. Je ne sais pas pourquoi, ni comment, ce soir, en surfant sur internet, j’ai échoué à Chavagnac une fois de plus (quand je disais que c’était le centre du monde, peut-être que je me trompais, mais que ce soit un lieu avec un fort pouvoir d’attraction magnétique, je n’en doute plus.)
Je suis tombée sur La lettre du Cantal-patrimoine de mai 2006 où l’on parlait du désormais célèbre cimetière. J’y trouvai ceci :

La stèle de Joseph Péchaud qui habitait Chavagnac au XIXe siècle. Il eut de nombreux enfants dont deux partirent aux Amériques et que nous appelons toujours « nos chercheurs d’or ». Après moult péripéties et fortune faite, ils revinrent au pays. Destin peu ordinaire que celui des ces deux Cantaliens ; la tombe du père était tombée dans l’oubli, et ressurgit aujourd’hui comme un dernier témoignage.

 
J’étais passée à côté sans la voir ? Une photo de la stèle est présentée dans l’article, je n’étais pas arrivée à la lire.
Ce Joseph Péchaud n’est autre que le père de Jean Péchaud. J’ai raconté ailleurs comment, sous l’influence de sa deuxième épouse, il avait viré tous les enfants de la maison.
Par rapport à l’article, il y a un problème. Qui sont les deux Péchaud partis aux Amériques comme chercheurs d’or ? Jean ? Cela pourrait coller car on sait (ici)qu’il fut chercheur d’or aux Amériques… mais ça coince quelque part. On sait qu’il n’est pas retourné au pays et qu’il est mort dans la Nièvre, à Saint-Saulge.
Des frères ?
L’enquête piétine.

 

 

de la malacologie comme oeuvre d’art…

juin 18, 2008 § 2 Commentaires

Hier, à Nîmes, il y avait l’inauguration de la 6 ème Biennale Européenne d’Art Contemporain Que dire ? Qu’elle nous laisse sur notre faim ? À propos de faim, parmi les performances, il y avait celle de Julie Aldivina Thérond annoncée dans le programme comme du food art. Cette jeune fille avait créé pour la circonstance des tableaux éphémères (encore plus éphémères que prévu, vu la voracité des visiteurs !) avec de la nourriture. Pour exemple, le premier était constitué de personnages taillés dans de la viande des grisons, qui couraient vers une mer lactée, faite de brandade de morue. L’un des tableaux qui m’a le plus surprise ce fut celui des huîtres, avec une perle rouge (groseille) sur un pré de cresson. J’ai dû batailler pour prendre des photos car les avides invités se ruaient sans vergogne sur les oeuvres !
Jean Péchaud aurait apprécié ce plat, sans doute…


Julie Thérond vivait à Amsterdam. Depuis peu, elle est de retour en France, dans le Sud, plus particulièrement. C’était son premier buffet-performance. Sa première surprise par rapport aux expériences antérieures, c’est l’appétit des français (pour l’Art Contemporain ?).
Quand je disais être restée sur ma faim, c’était un peu exagéré car les oeuvres de Julie Thérond m’ont touchée et transportée vers d’autres territoires artistiques. Sur de petites serviettes en papier étaient imprimés des expressions telles que :

RÉCONFORT CULINAIRE POUR CORPS & ÂMES EN MOUVEMENT

ou

SUCCULENCE CULINAIRE POUR APAISER CORPS ET ÂMES

Et si Julie Thérond avait raison ?

NB : Je dois souligner que tout ce qui était présenté – alliances peu classiques de certains ingrédients – n’était pas qu’esthétiquement intéressant mais aussi très réussi au niveau du goût.

Comment devenir malacologue ? L’enquête continue…

mai 28, 2008 § 7 Commentaires

Depuis plusieurs mois, l’enquête concernant la malacologie et plus particulièrement Jean Péchaud – dont on peut lire les épisodes précédents (1, 2, 3 sur le précédent hébergeur du blog) – n’avançait pas. Cela serait mal me connaître que de penser que j’eusse abandonné mes recherches. Des milliers de jeunes qui souhaitent devenir malacologues attendent une réponse sur la filière à suivre.
Hier, un pas a été franchi dans le déroulement de l’enquête qui concerne le dorénavant célèbre Jean Péchaud, imminent malacologue Je me suis rendue sur son lieu de naissance : Chavagnac.

 Je suis allée directement vers l’église, -la mairie étant juste à côté, mais j’ai jugé qu’il n’était pas nécessaire de m’y rendre car la réponse que la dévouée secrétaire m’avait faite (lien) stipulait que les services communaux ne pouvaient pas m’apporter grand-chose ( D’ailleurs, tout y était éteint). Je disais donc que je m’étais dirigée vers l’église (où Jean Péchaud a certainement été baptisé, c’était évident à l’époque) pour explorer l’antique cimetière qui l’entoure à la recherche de membres de sa famille, à la recherche d’autres Péchaud. Sur une première stèle dont la lecture est difficile et dont la photo que j’ai essayé de prendre n’est pas très lisible, je trouvai une Marie Pichot. Je me dis : « Oh ! Quel patronyme ressemblant ! » puis, je continuai et trouvai encore une famille Pichot. Le doute s’insinua en moi. Alors, j’allai vers le monument aux morts du village (je vous rassure, il est à deux pas, car Chavagnac, c’est vraiment très petit) . Je n’y trouvai que deux Pichot et aucun Péchaud. (Chavagnac est vraiment très petit car le nombre des morts durant la première guerre mondiale se compte avec moins des doigts des deux mains.) Aucun Péchaud mort au champ d’honneur. Je commençai à sérieusement douter de l’état civil du « célèbre » malacologue. Alors, n’écoutant que ma curiosité, j’allai au cimetière neuf, à la sortie du village (à deux pas, je répète, le village est vraiment très petit). Et là, je trouvai : .
Bon, que conclure ? Que Jean Péchaud aurait dû s’appeler Pichot ? Certainement, les erreurs d’état civil étaient fréquentes. Ou alors, le père de Jean venu déclarer le rejeton aurait bu un canon de trop qui l’empêchait de prononcer correctement son nom (cette histoire est arrivée à ma grand-mère, son père n’ayant pas été capable d’épeler correctement son nom, car il avait fêté dignement la naissance de sa fille qui s’est vue par conséquent ne pas porter le nom de son père, tout cela se passait hors mariage et à Aubervilliers où l’employé communal n’était pas censé connaître les patronymes de tous ses concitoyens.). Dans Chavagnac, un si petit village, tout le monde se connaissait et une erreur de compréhension du nom d’un villageois semble peu probable. Alors, que s’est-il passé pour l’illustre malacologue dès sa naisance ? C’est en ayant ce type de réflexion que je me dis qu’il aurait été bien de questionner la secrétaire de la mairie de Chavagnac. On aurait su s’il avait été déclaré comme Pichot ou Péchaud.
L’enquête continue.
Au fait, plutôt que la gare de Perpignan, si Chavagnac était le centre du monde ?

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