Comment devenir malacologue ? L’enquête toujours…

juin 29, 2008 § Poster un commentaire

Lors de ma visite enquêtrice à Chavagnac, j’étais donc allée au cimetière ancien. Je ne sais pas pourquoi, ni comment, ce soir, en surfant sur internet, j’ai échoué à Chavagnac une fois de plus (quand je disais que c’était le centre du monde, peut-être que je me trompais, mais que ce soit un lieu avec un fort pouvoir d’attraction magnétique, je n’en doute plus.)
Je suis tombée sur La lettre du Cantal-patrimoine de mai 2006 où l’on parlait du désormais célèbre cimetière. J’y trouvai ceci :

La stèle de Joseph Péchaud qui habitait Chavagnac au XIXe siècle. Il eut de nombreux enfants dont deux partirent aux Amériques et que nous appelons toujours « nos chercheurs d’or ». Après moult péripéties et fortune faite, ils revinrent au pays. Destin peu ordinaire que celui des ces deux Cantaliens ; la tombe du père était tombée dans l’oubli, et ressurgit aujourd’hui comme un dernier témoignage.

 
J’étais passée à côté sans la voir ? Une photo de la stèle est présentée dans l’article, je n’étais pas arrivée à la lire.
Ce Joseph Péchaud n’est autre que le père de Jean Péchaud. J’ai raconté ailleurs comment, sous l’influence de sa deuxième épouse, il avait viré tous les enfants de la maison.
Par rapport à l’article, il y a un problème. Qui sont les deux Péchaud partis aux Amériques comme chercheurs d’or ? Jean ? Cela pourrait coller car on sait (ici)qu’il fut chercheur d’or aux Amériques… mais ça coince quelque part. On sait qu’il n’est pas retourné au pays et qu’il est mort dans la Nièvre, à Saint-Saulge.
Des frères ?
L’enquête piétine.

 

 

Territoires de la folie (suite)

juin 28, 2008 § 4 Commentaires

Hier, dernière réunion avant de commencer la maquette de Territoires de la folie. Il fallait choisir parmi les gravures et dessins que Valérie Crausaz a exécutés pour l’ouvrage. L’artiste s’est imprégnée des textes de Sylvie Durbec, mais aussi des personnages en question, Robert Walser et Louis Soutter dont elle a su traduire la force autant que l’angoisse.
Maintenant, nous entamons la phase de fabrication de l’ouvrage.

Les aubergines ont des fesses, aussi.

juin 25, 2008 § 1 commentaire


Ce soir, je suis allée au marché paysan. J’y ai trouvé un trésor pour augmenter la collection.

Juste une question de vocabulaire

juin 24, 2008 § 3 Commentaires

Depuis pas mal de temps, je ne fais plus état de mes énervements sur le blog. Je ne suis pas moins énervée pour autant, les sujets à ne pas décolérer ne manquant pas, mais je n’ai pas voulu que le blog soit envahi, submergé, par mes indignations. Je fais aujourd’hui une entorse à la règle, juste pour parler de questions de vocabulaire. D’abord, je voudrais parler de ce qu’on appelle la Campagne de communication gouvernementale. Les mots utilisés pour désigner le matraquage médiatique (ouf ! Je n’ai pas la télé) qui a pour but de persuader les Français que le gouvernement oeuvre pour eux sont « communication » ou « publicité« . Moi, je préfèrerais qu’on parle de « propagande« . Voici la définition qu’on peut trouver sur Wikipédia :

La propagande désigne l’ensemble des actions menées dans le cadre d’une stratégie de communication par un pouvoir politique ou militaire pour influencer la population dans sa perception des événements, des personnes ou des enjeux de façon à l’endoctriner ou l’embrigader

ou ce qu’on peut lire dans le Grand Robert :

Action exercée sur l’opinion pour l’amener à avoir certaines idées politiques et sociales, à vouloir et soutenir une politique, un gouvernement, un représentant.


Toujours dans la grand Robert, on peut lire :

La propagande se rapproche de la publicité en ce qu’elle cherche à créer, transformer ou confirmer des opinions et qu’elle use en partie de moyens qu’elle lui a empruntés ; elle s’en distingue en ce qu’elle vise un but politique et non commercial (…) La propagande influence (…)l’attitude fondamentale de l’être humain. En cela elle peut être rapprochée de l’éducation : mais les technique qu’elle emploie habituellement et surtout son dessein de convaincre et de subjuguer sans former en font l’antithèse.
J.-M. DOMENACH,la propagande politique, p. 9

Je voudrais parler d’un autre point de vocabulaire, l’emploi les mots « moderniser » ou « modernisation » que l’on retrouve dans l’expression : « modernisation du marché du travail » où il est question de faire sauter les 35 heures ou encore la « Loi de modernisation de l’économie » qui vise à mettre fin au prix unique du livre mis en place par la loi Lang et d’autres « joyeusetés » ultra-libérales de la sorte.
La définition du Littré pour le mot « moderniser » :

Donner un aspect, un caractère moderne (ou plus moderne) à quelqu’un, à quelque chose.

Adapter aux besoins, aux idées, aux progrès de l’époque actuelle.

Donc

  • déréglementer le Droit du travail, c’est un progrès
  • La disparition des Librairies indépendantes, c’est un progrès
  • Acheter ses livres dans un centre Leclerc, c’est un progrès
  • Travailler 70 heures au lieu de 35, c’est un progrès…

Le contraire de moderne, c’est ringard ?
Résistons, soyons ringards!

Jacquot de Nantes

juin 23, 2008 § 6 Commentaires

Le soir de la fête de la musique, je suis restée chez moi. Ce n’était pas par esprit de contradiction, mais parce que j’avais envie de regarder un DVD que je venais d’acheter : Jacquot de Nantes, d’Agnès Varda. J’ai déjà parlé de mon admiration pour cette dame, ici ou . Alors c’est sans frustration aucune que j’ai « zappé » la Fête de la Musique 2008 pour regarder ce film que je n’avais jamais vu. Je dois ajouter que Jacques Demy (le Jacquot du film pour ceux qui l’ignoreraient ) est aussi quelqu’un que j’admire beaucoup, que je ne me lasse pas de regarder ses films, que mes enfants ont été élevés avec Les Demoiselles de Rochefort ou Peau d’Âne, et qu’ils ne s’en portent pas plus mal.
Autant dire tout de suite que j’ai passé une merveilleuse soirée. Agnès Varda ne s’encombre pas de codes convenus pour filmer. Elle laisse aller sa sensibilité avec une grande liberté. Du noir et blanc et de la couleur, des extraits de films vers lesquels le spectateur est envoyé par un index tendu dessiné, des plans très rapprochés de Jacques Demy où l’on voit le grain de sa peau, chaque cheveu, où l’on perçoit des miettes de vie. Et puis, comme dans tous les DVD d’Agnès Varda, il y a les boni, comme elle les appelle, fidèle qu’elle est à la grammaire latine et à la deuxième déclinaison. Elle évoque le tournage, dans les lieux mêmes où Jacques Demy a grandi, le garage de ses parents. Dans le grenier, en débarrassant les objets (surtout des pneus) accumulés là depuis des années, on a retrouvé les spots qu’il utilisait pour tourner de petits films d’animation (ces spots étant faits de phares d’automobiles), et aussi un morceau de pellicule qu’il avait tourné dans ce lieu. Ce bonus se termine par l’image finale du film qu’Agnès Varda avait présenté à la Fondation Cartier : Les veuves de Noirmoutier.
Un autre bonus raconte Nantes, comment sa ville natale est inscrite dans son oeuvre. Et là, il est fait allusion à André Breton en citant « Nadja ». J’ai retrouvé l’extrait en question :

Nantes : peut-être avec Paris la seule ville de France où j’ai l’impression que peut m’arriver quelque chose qui en vaut la peine, où certains regards brûlent pour eux-même de trop de feux (je l’ai constaté encore l’année dernière, le temps de traverser Nantes en automobile et de voir cette femme, une ouvrière, je crois, qu’accompagnait un homme, et qui a levé les yeux : j’aurais dû m’arrêter), où pour moi la cadence de la vie n’est pas la même qu’ailleurs, où un esprit d’aventure au-delà de toutes les aventures habite encore certains êtres, Nantes, d’où peuvent encore me venir des amis, Nantes où j’ai aimé un parc : le parc Porcé.

Je ne connais pas Nantes. Depuis longtemps, je rêve aussi d’aller à Rochefort. Un pèlerinage ? Je n’aime pas ce mot qui a une connotation trop religieuse pour moi. Un voyage « dans les pas de... » tout simplement.

de la malacologie comme oeuvre d’art…

juin 18, 2008 § 2 Commentaires

Hier, à Nîmes, il y avait l’inauguration de la 6 ème Biennale Européenne d’Art Contemporain Que dire ? Qu’elle nous laisse sur notre faim ? À propos de faim, parmi les performances, il y avait celle de Julie Aldivina Thérond annoncée dans le programme comme du food art. Cette jeune fille avait créé pour la circonstance des tableaux éphémères (encore plus éphémères que prévu, vu la voracité des visiteurs !) avec de la nourriture. Pour exemple, le premier était constitué de personnages taillés dans de la viande des grisons, qui couraient vers une mer lactée, faite de brandade de morue. L’un des tableaux qui m’a le plus surprise ce fut celui des huîtres, avec une perle rouge (groseille) sur un pré de cresson. J’ai dû batailler pour prendre des photos car les avides invités se ruaient sans vergogne sur les oeuvres !
Jean Péchaud aurait apprécié ce plat, sans doute…


Julie Thérond vivait à Amsterdam. Depuis peu, elle est de retour en France, dans le Sud, plus particulièrement. C’était son premier buffet-performance. Sa première surprise par rapport aux expériences antérieures, c’est l’appétit des français (pour l’Art Contemporain ?).
Quand je disais être restée sur ma faim, c’était un peu exagéré car les oeuvres de Julie Thérond m’ont touchée et transportée vers d’autres territoires artistiques. Sur de petites serviettes en papier étaient imprimés des expressions telles que :

RÉCONFORT CULINAIRE POUR CORPS & ÂMES EN MOUVEMENT

ou

SUCCULENCE CULINAIRE POUR APAISER CORPS ET ÂMES

Et si Julie Thérond avait raison ?

NB : Je dois souligner que tout ce qui était présenté – alliances peu classiques de certains ingrédients – n’était pas qu’esthétiquement intéressant mais aussi très réussi au niveau du goût.

Lire entre les vignes le dimanche 22 juin 2008

juin 16, 2008 § Poster un commentaire


Le 22 juin à Sainte Cécile Les Vignes— de 10 h à 18 h environ.
Premier salon : Lire entre les Vignes.

Maisons d’éditions, auteurs, producteurs de vin, musiciens, lecteurs, acteurs de théâtre, … seront présents autour de l’association Lire entre les Vignes , la librairie Feuilles des Vignes, la Mairie, bibliothèque et comité des fêtes de Sainte Cécile les Vignes.
Toute la journée de nombreuses animations, lectures, conférences, ateliers d’écriture, saynètes pour les enfants
Repli possible en cas de pluie.
J’y serai pour Cousu Main.

Où suis-je ?

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