Où mène la malacologie…

septembre 5, 2008 § 2 Commentaires

Dans le précédent article je parlais d’un certain Arsène Peschaud dont le nom était gravé sur un monument à Saint Flour en mémoire de fusillés. Les lecteurs et plus particulièrement une lectrice du blog a trouvé ceci à propos de cet homme :

A l’hôtel Terminus, 53 personnes arrêtées à partir du 9 juin 1944, par les hommes du capitaine Hugo GEISSLER (chef du SD à Vichy), à Saint-Flour et à Murat (le 12), ont été retenues dans des conditions tres difficiles. A l’aube du 14 juin, il a été fusillé dans le dos par les Allemands avec 24 autres otages, au pont de Soubizergues. Source: Lieux de Mémoire et Monuments du Souvenir CANTAL 1940-1944. Association des Maquis et Cadets de la Résistance du Cantal -Juin 2007.

En cherchant les traces d’un malacologue, le célèbre Jean Péchaud, on tombe sur celles d’un résistant, Arsène Peschaud. Qu’hommage à sa mémoire lui soit rendue ici.

Comment devenir malacologue ? L’enquête continue…

septembre 3, 2008 § Poster un commentaire

Après ma visite à Chavagnac, il y a quelques mois, je me demandais si Jean Péchaud (voir : 1,2, 3) originaire du lieu n’avais pas été victime d’un employé d’État Civil un peu dur de la feuille qui aurait transformé un Péchaud en Pichot. Je n’avais trouvé aucune trace de Péchaud sur le monument aux morts ou dans le cimetière de membres de la famille Péchaud à Chavagnac.
Je ne baisse pas pour autant les bras : aujourd’hui, à Saint-Flour, j’ai inspecté les monuments aux morts (il y en deux) et voici ce que j’ai trouvé…
Sur celui consacré aux morts de 14-18 = rien.
Sur celui consacré aux héros de la résistance la région de Saint-Flour
J’ai trouvé un Arsène Peschaud dans le canton de Murat.
(Je rappelle que Chavagnac se situe bien dans le canton de Murat)
Peschaud est étymologiquement parlant plus près de Péchaud que Pichot. Donc, les racines de notre malacologue préféré sont bien à chercher dans cet endroit.

Comment devenir malacologue ? L’enquête toujours…

juin 29, 2008 § Poster un commentaire

Lors de ma visite enquêtrice à Chavagnac, j’étais donc allée au cimetière ancien. Je ne sais pas pourquoi, ni comment, ce soir, en surfant sur internet, j’ai échoué à Chavagnac une fois de plus (quand je disais que c’était le centre du monde, peut-être que je me trompais, mais que ce soit un lieu avec un fort pouvoir d’attraction magnétique, je n’en doute plus.)
Je suis tombée sur La lettre du Cantal-patrimoine de mai 2006 où l’on parlait du désormais célèbre cimetière. J’y trouvai ceci :

La stèle de Joseph Péchaud qui habitait Chavagnac au XIXe siècle. Il eut de nombreux enfants dont deux partirent aux Amériques et que nous appelons toujours « nos chercheurs d’or ». Après moult péripéties et fortune faite, ils revinrent au pays. Destin peu ordinaire que celui des ces deux Cantaliens ; la tombe du père était tombée dans l’oubli, et ressurgit aujourd’hui comme un dernier témoignage.

 
J’étais passée à côté sans la voir ? Une photo de la stèle est présentée dans l’article, je n’étais pas arrivée à la lire.
Ce Joseph Péchaud n’est autre que le père de Jean Péchaud. J’ai raconté ailleurs comment, sous l’influence de sa deuxième épouse, il avait viré tous les enfants de la maison.
Par rapport à l’article, il y a un problème. Qui sont les deux Péchaud partis aux Amériques comme chercheurs d’or ? Jean ? Cela pourrait coller car on sait (ici)qu’il fut chercheur d’or aux Amériques… mais ça coince quelque part. On sait qu’il n’est pas retourné au pays et qu’il est mort dans la Nièvre, à Saint-Saulge.
Des frères ?
L’enquête piétine.

 

 

de la malacologie comme oeuvre d’art…

juin 18, 2008 § 2 Commentaires

Hier, à Nîmes, il y avait l’inauguration de la 6 ème Biennale Européenne d’Art Contemporain Que dire ? Qu’elle nous laisse sur notre faim ? À propos de faim, parmi les performances, il y avait celle de Julie Aldivina Thérond annoncée dans le programme comme du food art. Cette jeune fille avait créé pour la circonstance des tableaux éphémères (encore plus éphémères que prévu, vu la voracité des visiteurs !) avec de la nourriture. Pour exemple, le premier était constitué de personnages taillés dans de la viande des grisons, qui couraient vers une mer lactée, faite de brandade de morue. L’un des tableaux qui m’a le plus surprise ce fut celui des huîtres, avec une perle rouge (groseille) sur un pré de cresson. J’ai dû batailler pour prendre des photos car les avides invités se ruaient sans vergogne sur les oeuvres !
Jean Péchaud aurait apprécié ce plat, sans doute…


Julie Thérond vivait à Amsterdam. Depuis peu, elle est de retour en France, dans le Sud, plus particulièrement. C’était son premier buffet-performance. Sa première surprise par rapport aux expériences antérieures, c’est l’appétit des français (pour l’Art Contemporain ?).
Quand je disais être restée sur ma faim, c’était un peu exagéré car les oeuvres de Julie Thérond m’ont touchée et transportée vers d’autres territoires artistiques. Sur de petites serviettes en papier étaient imprimés des expressions telles que :

RÉCONFORT CULINAIRE POUR CORPS & ÂMES EN MOUVEMENT

ou

SUCCULENCE CULINAIRE POUR APAISER CORPS ET ÂMES

Et si Julie Thérond avait raison ?

NB : Je dois souligner que tout ce qui était présenté – alliances peu classiques de certains ingrédients – n’était pas qu’esthétiquement intéressant mais aussi très réussi au niveau du goût.

Où suis-je ?

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