Certains n’ont rien à dire, d’autres pas.

juillet 12, 2009 § 1 commentaire

Il serait bien prétentieux de donner mes impressions d’un moment de festival qui ne fait que commencer. J’ai fait une parenthèse, hier, en allant à Vaison voir le ballet de Angelin Preljocaj, Blanche-Neige et en suis revenue très déçue. Le chorégraphe n’avait visiblement rien à dire.
Alors, revenons à Avignon.
En attendant ce soir de voir Ode Maritime de F. Pessoa mis en scène par Claude Régy, j’ai lu le dossier dans le Matricule des Anges consacré à Wajdi Mouawad.couv105
Je n’ai pas vu Littoral, Incendies, Forêts dans la cour d’Honneur, les onze heures de spectacle m’étant apparues au-dessus de mes forces. Je le regrette. Cependant, j’irai voir Ciels, la quatrième partie du « quatuor » (Mouawad préfère ce terme à celui de tétralogie) qui est composé aussi des trois pièces précédemment citées et rassemblées sous le titre Le sang des promesses.
Dans le dossier lu dans LMDA, j’ai noté quelques réflexions de l’auteur canadien :

Moi, je ne vote jamais. Je ne peux pas voter pour un État qui, demain, peut prendre un enfnat et l’envoyer à la guerre. De façon générale, je ne peux pas faire confiance à ce truc qui s’appelle le pouvoir.

Je n’ai aucune velléité politique. Je n’y crois pas, et je m’en méfie beaucoup puisque je viens d’un pays (le Liban) où les tendances politiques sont dix-neuf et où elles se tapent dessus continuellement. Pour moi le « nous » se joue sur une notion très simple qui est celle de la compassion, de l’empathie. Nous sommes tous semblables, mais c’est notre manière d’être semblable qui nous rend différents. Et le théâtre est le lieu où ça se fait puisque le spectateur et l’acteur réunis ensemble autour d’un mot, autour d’une phrase, sont à la fois seuls et à la fois ensemble.

Wadji Mouawad a quelque chose à dire, lui.

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En vrac avant interruption…

juillet 1, 2009 § 4 Commentaires

Avant une interruption probable d’internet (et donc du blog) pour quelques jours, je jette en vrac des informations, des réflexions, des impressions…

  • Sauvetage du matin :CIMG1700
  • Je ne suis pas rancunière car elles me cassent les oreilles, elle et ses copines ; j’aurais pu me la jouer façon La Fontaine en disant : « Et bien nagez, maintenant ! »

  • Pina Bausch est morte. Je m’inquiète pour Frédéric Mitterrand qui a utilisé tous les superlatifs en sa possession pour commenter le décés de Michael Jackson. Comment va-t-il faire ? Que va-t-il trouver à dire ? Alors, Monsieur Mitterrand, le Moonwalk, c’est de la danse ?
  • Le 19 juillet prochain, sur France Culture : Quand la princesse Claudine claudique… une fiction enfantine  écrite par moi et réalisée par Christine Bernard-Sugy. J’en reparlerai…
  • La Petite Librairie des Champs ouvre ses portes du 4 au 10 juillet. CIMG1616CIMG1621 avec notamment Pierre Autin-Grenier (sur la photo en compagnie de Jean-Pierre Otte), Thierry Guichard du Matricule des Anges et Hélène Boinard des éditions Cadex et, aussi, un atelier de création de livres d’artistes avec Guillaume Cassar.

VERTÉBRALES d’Ophélie Jaësan

mai 6, 2009 § 9 Commentaires

cimg1610 J’avais parlé ici de ce livre que Cousu Main préparait. Ça y est ! Il sort de chez l’imprimeur…
VERTÉBRALES est l’oeuvre d’une jeune auteure Ophélie Jaësan.

Ophélie Jaësan est née en 1979 à Nantes.
Après des études d’architecture et de design, elle écrit et photographie.
En juin 2006, elle a reçu le prix Bleustein-Blanchet pour son recueil de poésie, la mer remblayée par le fracas des hommes (Cheyne éditeur).
En février 2008 a paru chez Actes Sud, dans la collection d’Hubert Nyssent « Un endroit où aller », un roman Le pouvoir des écorces suivi d’une nouvelle La nuit du Symbole.

En novembre 2009 paraîtra chez Actes Sud, Iceberg memories, son deuxième roman.

Ophélie Jaësan est aussi photographe. C’est elle, entre autres choses, qui est l’auteur des photographies de Pierre Michon du Matricule des Anges de mai 2009.

Pour VERTÉBRALES, ses photos sont venues se poser en regard de ses mots.cimg1615
Cet ouvrage se présente sous forme d’un dépliant,
recto verso,
la poésie répondant aux illustrations,
ou vice versa…
Noué par un ruban.

Extrait :

Je suis une maison qui coule.

Sauvage.
Des lianes enroulées autour des pieds,
autour des jambes, des reins,
empêchant tout mouvement.

Les yeux ouverts, j’assiste
médusée à la descente
des corps au fond des mers.

VERTÉBRALES d’Ophélie Jaësan
12 pages
ISBN : 2-9523435-9-4
6€ franco de port.
Chèque à l’ordre de Cousu Main à envoyer à l’adresse suivante :
11 rue des Trois faucons
84 000 AVIGNON

L’imposture Bégaudeau

avril 1, 2009 § 1 commentaire

Dans le numéro 100 du Matricule des Anges , des écrivains avaient été invités à répondre à la question : Quelle critique littéraire attendez-vous ? François Bégaudeau n’y avait pas été invité mais j’imagine qu’il aurait pu dire « Tout sauf celle qui m’est servie dans Les Inrockuptibles696. » Et pourtant, ça fait du bien… Ça m’a fait du bien. Sous le titre Vers l’imposture, Nelly Kaprièlian y descend en flèche le nouvel opus de Monsieur Bégaudeau, Vers la douceur. En voici les meilleurs passages, l’intégralité pouvant se lire en cliquant ici.

Mais le vrai problème, c’est que quand Bégaudeau se lâche, quand Bégaudeau y va donc carrément, ça donne au mieux du Houellebecq sans projet, sans vision existentielle, sans ambition ni puissance littéraire, sans libertés prises contre les autres et, pire que tout, sans humour.
Quand Bégaudeau met en scène (à coups de dialogues interminables, à croire qu’il écrit dorénavant directement pour le cinéma) un groupe de jeunes hommes et de jeunes femmes qui se croisent, se touchent à peine et se ratent sur fond de bières au café, de rendez-vous ternes et de stations de métro (aucun numéro de ligne de métro ne nous sera épargné – ça, inutile de vous dire que c’est pour faire “réel”), c’est laborieux, plat, mort.
(…)
Vous avez dit scolaire ? Pourtant, on aurait tort de croire que l’auteur écrit plat, médiocre, ou tout simplement terriblement mal, pour mieux restituer la platitude de ses contemporains : il n’écrit que sa propre langue, et ne restitue donc ici que sa propre médiocrité.
Un exemple au hasard : “Elle, elle en avait plus que pour le petit, le truc fusionnel tu vois, et lui ça le dégoûtait cette chatte qu’avait été écartelée, quelle connerie aussi d’assister à l’accouchement, pour le prochain on m’y reprendra pas j’te promets. Et puis c’est revenu, c’était revenu, c’était revenu dix fois plus qu’avant, maintenant elle en redemandait tout le temps, il pouvait à peine fournir, si ça se trouve un jour elle irait voir ailleurs pour se refroidir le cul (…)” Sans compter de vraies trouvailles métaphoriques : “Sortir avec un dépressif quelle marmelade d’oranges en effet” ; ou encore des réflexions d’une profondeur abyssale : “La porte a de nouveau affiché les lettres de Delpech, comme Michel, sauf que le brun frêle et chétif ne s’appelait pas Michel, ou alors ce serait la fausse bonne idée de parents fantaisistes, quoique sa quarantaine passée situait la naissance du résident avant l’avènement du chanteur de charme (…)”
(…)
Car c’est aussi cela qui commence à devenir limite chez Bégaudeau, ce côté bière-foot-cul, ce côté mec pour qui les filles ne se divisent qu’en deux camps : celles qui ont des seins et celles qui n’en ont pas, celles qui ont un gros cul et les autres… Ce côté terriblement beauf qui transparaît à travers son livre et ses interviews malgré ses efforts constants pour le camoufler derrière les poses de l’intello de gauche émancipé.
Car avec lui, livres et interviews se rejoignent comme un même exercice. Dans un entretien à Frédéric Beigbeder (GQ), il déclarait : “Est-ce que tu ne perds pas ton temps à draguer une fille pendant douze heures pour finalement avoir une vague fellation de 33 secondes ?” Ou de l’ultralibéralisme et de la rentabilité appliqués au sexe. Et pourtant, François Bégaudeau se croit toujours de gauche. Il nous a même soûlés avec un texte sur Florence Aubenas (Fin de l’histoire) pour nous dire qu’il était féministe.
(…)
Il aime la littérature mais note dans une de ses chroniques que Thomas Bernhard fait quand même beaucoup de répétitions. Il se croit écrivain, mais ne prend même plus la peine d’écrire, trop pressé de passer à la télé faire de la pub pour la PME Bégaudeau. A force d’avoir la grosse tête, il arrive qu’on se prenne les pieds dans ses propres postures et qu’on se montre tel que l’on est vraiment. Vers la douceur ? Non, vers l’imposture.
Nelly Kaprièlian

On reste sans voix après un tel article, sans voix de satisfaction. Un misogyne s’en prend plein la gueule, merci. Saine colère Nelly Kaprièlian !

Pif, Chloé Delaume et moi…

mars 6, 2009 § 2 Commentaires

9782020983020En lisant le dernier Chloé Delaume, « Dans ma maison sous terre », j’ai découvert qu’elle avait eu le même problème que moi quant à la censure qu’exerçaient ses parents et particulièrement sa mère dans le choix de ses lectures :

Ma mère était de droite.(…)
Un mercredi, je n’ai pas acheté le Journal de Mickey mais Pif. Le gadget consistait en un casque de walkman qui lançait de l’eau. Je me suis pris une claque immédiatement suivie d’une explication, car ma mère était pédagogue.
L’achat de Pif constituait un délit grave d’ordre inédit. Ma mère hurlait, abasourdie. Je venais de participer sous son toit au système communiste. Le système communiste est un système où les petits enfants sont obligés de fabriquer le magazine Pif pour manger, mais comme il n’y a rien à manger ils font a queue pour rien devant les magasins et finissent par ingurgiter des racines, des baies et des glands, comme dans 917Zora la rousse.

Nous ne sommes pas de la même génération. Moi, j’avais droit à un magazine dont j’ai oublié le nom, qui s’adressait aux petites filles, avait au moins une page consacrée aux recettes de cuisine, et une autre à Jésus, les Saints et tout ce qui aide à faire grandir les jeunes âmes dans la foi. (On voit le résultat !) J’avais une amie qui elle, achetait Pif et je bavais devant ses pois sauteurs du Mexique, pifises et autres gadgets merveilleux.
Mon frère, un peu plus jeune que moi, a eu le droit de lire, non pas le journal de Mickey comme Chloé Delaume mais Picsou magazine, peut-être était-ce dans l’intention de l’initier très tôt aux joies de la finance et le faire entrer très jeune dans le monde du Capital. Cette éducation précoce ne donna pas de meilleurs résultats en ce qui concerne son sens des réalités financières, qu’elle n’en a donné pour moi dans le domaine de la religion et de la cuisine.
Après tant de frustrations, il fallait bien que je me venge. Quand Pif est reparu j’y ai travaillé comme pigiste jusqu’en 2006. couv100n
Mais mère n’était plus là pour le voir. Désormais, l’aventure PIf est définitivement finie, emportée par la vague de la crise la presse.
Pour rendre hommage au défunt titre, je voudrais citer, une autre auteure Nathalie Quintane qui, dans « Une oreille de chien » écrit ceci :

Même cinq siècles de protestantisme ne sont pas parvenus à circonvenir le démon du bibelot, et la plus belle idée éditoriale, quoi qu’on en pense, reste le gadget de Pif Gadget.

Je reviendrai peut-être sur Dans ma maison sous terre, ce troublant et magnifique roman de Chloé Delaume. J’aurais pu l’utiliser pour le jeu Longtemps je me suis couché de bonne heure en citant la première phrase :

Ce que je fais ici, c’est rester sur cette tombe, B5 touchée coulée.

La situation est posée, le récit se déroulera dans un cimetière, ce sont des morts dont elle va parler, d’une tragédie familiale sur un ton à la fois violent et ironique, son « je » dans lequel – la preuve à propos de Pif, par exemple – chacun s’identifie malgré, bien sûr, une histoire différente. Son « je », on se l’approprie.

Pour le jeu « Longtemps, je me suis couché de bonne heure. », j’aurais pu proposer…

février 24, 2009 § Poster un commentaire

Pour le jeu « Longtemps, je me suis couché de bonne heure. » j’aurais pu proposer cette première phrase de roman :

Il paraît, après la guerre, tandis que Brest était en ruines, qu’un architecte audacieux proposa, tant qu’à reconstruire, que tous les habitants puissent voir la mer : on aurait construit la ville en hémicycle, augmenté la hauteur des immeubles, avancé la ville au rebord de ses plages.


C’eût été trop facile, car une indication de poids y figure. En effet, il s’agit de Paris-Brest de Tanguy Viel dont je recommande vivement la lecture.v_9782707320636
Voici ce que l’auteur dit ce cette première phrase, précisément :

La première phrase n’a donc pas la mission de lancer le roman, mais quand je relis ce qui est écrit, je sens que telle phrase sera la première phrase, que si je commence par elle, ça arrache. C’est une énergie pour le lecteur, mais ce n’est pas une énergie pour écrire. C’est un jeu de construction menée presque a posteriori.

Depuis le début, j’étais heureux de mes pages sur Brest. Je les trouvais belles, je les ai retravaillées mille fois jusqu’à la virgule. Elles ouvraient le quatrième ou cinquième chapitre et comme je les trouvaient trop bien, j’ai décidé d’en faire le début.

in Le matricule des anges n°99

Le numéro 100 du Matricule des Anges

février 5, 2009 § 3 Commentaires

Au cas où cela aurait échappé à certains, la revue littéraire Le Matricule des Anges (LMDA) existe depuis 1992 ou plus exactement depuis 100 numéros. Thierry Guichard son valeureux rédac’ chef a sombré dans la commémoration… Il n’aimerait que je dise ça, mais quelque part, il doit être sinon fier, du moins satisfait d’avoir mené la barque du magazine littéraire à travers les tempêtes. Pour faire la fête, (on attend toujours la tournée générale !), il a demandé à aux collaborateurs de la revue « Pourquoi écrivez-vous de la critique littéraire? », à 40 auteurs (Non ! Pas les voleurs ! ) et aux lecteurs de répondre à la question « Quelle critique littéraire attendez-vous ? »
En ce qui concerne les auteurs je vais citer des extraits des réponses faites par quelques-uns qui ne sont pas choisis par hasard mais plutôt en fonction de mes goûts en la matière :
Éric Chevillard :

Mais je veux une critique littéraire à ma botte, exaltée, fanatique, qui sache dégager subtilement le dessein secret de ma grande oeuvre, sa radicale nouveauté, les mille intentions qui l’ordonnent, les finesses de style et de pensée dont elle est constituée et quelques autres encore que j’aurais étourdiment omis d’y inclure et qu’elle inventera pour moi…

Éric Faye :

I – Tu seras à la fois juge et partie, tel Yann Moix qui, sublime plume, signe à la fois des romans de haut vol et, dans le Figaro courageusement publie des critiques sur de jeunes auteurs inconnus comme Guy Bedos.

Lydie Salvayre :

Petit aperçu de critiques suscitées par la publication en 1857 et 1861 des fleurs du Mal de Monsieur Charles Baudelaire, d’où il ressort qu’il est préférable d’être jugé par Messieurs Gustave Flaubert et Victor Hugo, génies incontestables, que par Monsieur Gustave Bourdin, lequel n’a laissé dans l’histoire littéraire que le straces de sa bave…

Régis Jauffret :

Être un écrivain vivant est toujours plus doux que d’être un squelette sanctifié. Si je savais qu’un de mes livres me survive, je le poursuivrais de ma haine, car il est si rassurant de se dire qu’après soi ni être ni bouquin ne continueront à se pavaner, alors que la fête sera finie pour nous.

Enrique Vila-Matas :

Même si, je l’admets, il a pu m’arriver de manifester à l’égard de la critique une certaine ironie, je n’en demeure pas moins convaincu de sa nécessité absolue.

Christophe Honoré :

Qu’elle vise juste !

Pierre Autin-Grenier :

()

Quelques lecteurs ont aussi répondu à la question. Normal ! Que vaut la critique si elle ne s’adresse pas aux potentiels lecteurs, spectateurs de cinéma ou de théâtre ? Voici ma contribution parmi d’autres :

Je pense souvent à cette scène du film de François Truffaut, L’amour en fuite. Antoine Doinel accompagne son fils à la gare de Lyon et lui donne ses derniers conseils avant que le train démarre :  

       Travaille bien ton violon, Alphonse. Si tu travailles bien et si tu es doué, tu deviendras un grand musicien.

       Et si je travaille mal ?

       Si tu travailles mal et si tu fais plein de fausses notes, et bien, tu seras critique musical.

À travers son personnage, son double fictionnel, François Truffaut fait une allusion à peine déguisée au 7e Art. Lui-même critique avant d’être réalisateur, peut-être voulait-il dénoncer une profession composée de gens qui ont une connaissance technique, théorique du cinéma sans oser s’y frotter concrètement ? Par manque de talent ? C’est ce qu’il insinue par la bouche de Jean-Pierre Léaud. Peut-être par manque d’audace ?, pourrais-je ajouter.

Si je fais glisser sa réflexion vers le domaine littéraire, la critique ne serait faite que par des écrivains ratés ? Céline ne se privait pas de l’écrire : « Ce sont les ratés les plus rances qui décrètent le goût du jour ! ». Si cela était le cas, pourquoi écouterions-nous encore les avis d’untel ou d’unetelle, la frustration n’entraînant pas l’impartialité, faussant le jugement, aigrissant le meilleur de l’humain. Bien sûr, certains s’exercent parfois à porter les deux casquettes, sans grand talent d’un côté, sans grande crédibilité de l’autre. Que demande-t-on à la critique littéraire, sinon une lecture anticipée, lucide, et passionnée de ce que nous trouverons sur les rayons des libraires ? Si je la juge sincère, je lui accorde ma confiance. Mieux qu’une quatrième de couverture insuffisante ou erronée, la critique me guide, m’aide à faire des choix, des découvertes, m’invite sur des chemins qui m’étaient jusque-là inconnus.

Pour en revenir au film, L’amour en fuite, Antoine Doinel est l’auteur d’un roman, Les salades de l’amour – une auto-fiction, dirait-on aujourd’hui – dans lequel il raconte ses amours passées. On ne sait pas ce que la critique en a pensé, mais Colette, son ex, le trouve chez un bouquiniste, un an après sa parution. Ce n’est pas bon signe…

Le numéro 100 du Matricule est double car en plus de tout l’aspect commémoratif (TG ne va pas être content du tout que je dise ça !), il y a un vrai numéro avec Chloé Delaume en vedette, où l’on parle aussi des géniales éditions du Chemin de fer et de plein d’autres choses.
Pour qu’on fête le 200 ème numéro…

Où suis-je ?

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