Thomas Vinau à la radio.

août 12, 2011 § Poster un commentaire

Ce soir, Thomas Vinau, auteur du Noir dedans chez Cousu Main sera sur France Inter pour parler de son roman paru chez Alma éditeur

L’éditrice Catherine Argand et le journaliste Jean-Maurice de Montrémy lancent Alma Editeur, une nouvelle maison d’édition qui publiera de la fiction et de la non-fiction. Cinq titres paraissent à la rentrée, dont un premier roman, le 18 août : Nos cheveux blanchiront avec nos yeux, de Thomas Vinau.

vendredi 12 août 2011 de 20h à 20h25

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Interdiction absolue…

juillet 23, 2011 § 1 commentaire

Ça a mis plus de temps que prévu mais enfin, Interdiction absolue de toucher les filles même tombées à terre est sorti de l’imprimerie.
Interdiction absolue de toucher les filles même tombées à terre.
Claude Favre et Eric Pessan
Photo de couvertures et maquette Geneviève Gleize
48 pages
11×17
ISBN : 978-2-918958-03-1
12€
Vous pouvez adresser vos commandes à
Cousu Main, 11 rue des Trois faucons 84000 Avignon
Chèque à l’ordre de Cousu Main
Participation aux frais d’expédition : 1,50 €

Aphrodite

juin 30, 2011 § 3 Commentaires

Petit rappel : « Tiers Livre et Scriptopolis sont à l’initiative d’un projet de Vases Communicants : le premier vendredi du mois, chacun écrit sur le blog d’un autre, à charge à chacun de préparer les mariages, les échanges, les invitations. Circulation horizontale pour produire des liens autrement… Ne pas écrire pour, mais écrire chez l’autre. »
Ce mois si, Cousu Main accueille Martine Rieffel, de Lire au jardin… ou ailleurs. Le thème que nous avons choisi nous a été inspiré par une série de dessins d’Armelle Caron dont titre est : mais pourquoi aphrodite sourit-elle? car sous ses pas, poussent les fleurs.

10 haïkus pour le passage d’une déesse

 

© Armelle Caron


 

Douceur de la brise

dans l’empreinte d’Aphrodite

frémit la campanule

 

Le pied de la déesse

caresse les myosotis

pluie de printemps

 

Rêve d’Aphrodite

à l’ombre d’un sourire

naissent les lupins

 

Sous les pas d’Aphrodite

pousse la pervenche

chatouille

 

Sentier de mousse

la primevère s’étonne

passe Aphrodite

 

—-

 

Brume du matin

l’herbe foulée

se redresse

 

Une flaque

passe la divinité

clapotis

 

Passage d’Aphrodite

la fourmi besogne

oh ! écrasée

 

Dans les empreintes d’Aphrodite

tangue la jonquille

ravissement

 

Frôlement

les digitales se cambrent

la déesse est passée

 

Sur le même thème mon texte est sur le blog lire au jardin ou ailleurs.

Avant-première à La Petite Librairie des Champs.

juin 16, 2011 § 5 Commentaires

La Petite Librairie des Champs, associe Cousu Main à la fête qu’elle donne pour célébrer l’été, samedi 18 juin.

Au programme :

avec deux jours de décalage, le Bloomsday à Boulbon à partir de 18h.

Apportez vos textes d’Ulysse dans la langue de votre choix que nous lirons tout au long de la soirée.

à 19h30
Lecture par Claude Favre ( de passage dans la région) de Interdiction absolue de toucher les filles même tombées à terre, son texte , très prochainement édité par Cousu Main. (post précédent)

Une occasion rare de  rencontrer cette auteure unique.

Ensuite pique nique partagé tiré du sac !

à 21h: concert avec le groupe ZICOSAURE composé de trois musiciens:
Eric, guitariste ; Régine, Basse, guitare et chant ; Paul, guitare, chant et saxo.
Au départ était le jazz…Puis, au fil des ans, un glissement s’est opéré…Le retour d’influences anciennes (bossa,..)
la création de textes sur des thèmes connus, puis des chansons composées et cousues main…

… et surprises plus tardives…

Rendez vous au moulin brûlé à partir de 18h.

Participation 7 €.
le Moulin Brûlé, route de Mézoargues, 13150 Boulbon.

Interdiction absolue de toucher les filles même tombées à terre

juin 14, 2011 § 7 Commentaires

Au commencement étaient deux auteurs, Claude Favre et Eric Pessan.

Au commencement était un titre, un titre comme une injonction, celui que Claude Favre donne à un long poéme, le récit de la chute vertigineuse des filles.

©Geneviève Gleize

Les filles c’est comme ça, comme ça       

qu’elles à caresses, trop.

Les filles ça tombe, plutôt au 

mauvais moment.

Tombent, un peu qu’elles tombent,

beaucoup, avec des idées, quelques

unes, derrière la tête, sans grâce.

Tombent, pour tomber, effrontément,

elles tombent.

Tombent. 

Certaines se relèvent, des fois

Silence

Eric Pessan le reprend et déroule la chute d’une fille, d’une seule. Il y met des didascalies comme si cela devait être dit.


©Geneviève Gleize

Ma langue.
C’est ma langue.

Je n’ai plus de langue (geste vague).

Parfois.

Je crois que ça se passe comme ça (geste arrêté).

Depuis que je suis tombée, je n’ai plus de langue.

Ces deux textes sont rassemblés tête-bêche, serrés l’un contre l’autre, dans ce livre, pour qu’on n’oublie pas leur fraternité.

Interdiction absolue de toucher les filles même tombées à terre.
Claude Favre et Eric Pessan
Photo de couvertures et maquette Geneviève Gleize
48 pages
11×17
ISBN : 978-2-918958-03-1
12€
Parution fin juin 2011

D’ores et déjà, vous pouvez adressez vos commandes à Cousu Main, 11 rue des Trois faucons 84000 Avignon
Chèque à l’ordre de Cousu Main
Participation aux frais d’expédition : 1,50 €

Cousu Main accueille Juliette Mezenc.

juin 3, 2011 § 4 Commentaires

Pour la première fois, je participe aux « vases communicants »
Ça consiste en quoi ?

Le premier vendredi du mois, chacun écrit sur le blog d’un autre, à charge à chacun de préparer les mariages, les échanges, les invitations. Circulation horizontale pour produire des liens autrement… Ne pas écrire pour, mais écrire chez l’autre. La liste des échanges en ce 3 juin est consultable ici.

Sur l’invitation de Juliette Mézenc, cette amie qui écrit, creuse un travail passionnant autour du brise-lames à Sète avec son écriture, en cherchant la mémoire qui habite cette construction qu’elle érige ainsi comme un monument du quotidien fait de béton mais aussi de la mémoire de tous les pêcheurs, promeneurs qui le côtoient.
Cousu Main la reçoit donc en ce premier vendredi du mois de juin.

Pour Seb.

Une main a ouvert l’urne.

Le vent s’y est engouffré,

la cendre.

Les yeux se sont ouverts,

un peu,

un peu plus, tout près de l’écarquillement,

un goéland surgi de derrière le mur avait

de justesse

évité le nuage gris,

bifurcation, ligne brisée, plan de vol modifié, l’aile dans la cendre a trempé,

le goéland in fine s’est élevé.

Il s’est ensuite dirigé dignement vers le large. On en vit plus d’un sourire en le suivant des yeux,

quelques grammes du corps réduit sur les plumes,

forcément.

Moi aussi je me suis surpris à sourire, j’ai même pensé que Primo Levi était là, tout près :

 « C’est vers le carbone, élément de la vie, que se tournait mon premier rêve littéraire, un rêve insistant, à une heure et en un lieu où ma vie ne valait pas grand-chose : 

oui, je voulais raconter 

l’histoire d’un atome de carbone. »

 

Mon texte est accueilli donc par Juliette Mezenc sur son site Motmaquis.

Cousu Main dans PUBLICATION(S)

mai 26, 2011 § 3 Commentaires

Dans le n°14 (Juin 2011) de la revue PUBLICATION (S) de l’Agence Régionale du Livre de Haute-Normandie, on trouve un très bel article écrit par Dominique Panchèvre sur les deux derniers ouvrages parus chez Cousu Main.

En Avignon, les éditions Cousu Main déplient la poésie du monde.

Moi, je suis quand même passé (Éric Pessan) et Le noir dedans (Thomas Vinau), voici les deux derniers ouvrages parus en 2010 chez Cousu main, maison d’édition artisanale d’Avignon. Caroline Gérard est l’artisane qui s’y colle pour le choix des auteurs, la fabrication et la diffusion – trop confidentielle à mon goût.
Deux livres qui se déplient, qui disent des formes courtes, rêveuses, poétiques, indispensables ; deux objets essentiels dont chacun fait écho aux propos d’Hubert Lucot : « un livre qui batte au rythme de la syntaxe du monde : paliers, clins de conscience. »
Celui d’Éric Pessan, qui bat au rythme de 153 Tweets – à lire de bas en haut – écrits au creux des jours quand il faisait sombre ou que le sol se dérobait sous les pieds ou encore que le vide emplissait tout. Fragments qui s’empilent et s’appellent – tirés vers le haut –, à la fois autonomes, faisant poésie particulière par accouplement de deux ou trois, déroulant le corps du texte en remontant vers la lumière, jusqu’au dernier, porte ouverte de la cage mentale.
Dans le second, le lecteur est bercé par le rapsode « c’est parce que c’est noir dedans. »
Thomas Vinau nous entraîne dans un essai poétique afin que nous comprenions et acceptions la partie sombre qui nous habite ; essai transformé qui nous incite à vivre, pleinement. Un ouvrage qui bat, lui, au rythme savamment articulé du noir et du blanc, à la fois dans la forme et dans l’écriture ritournelle tout en s’appuyant sur l’exemple et la démonstration détournés. Un texte philosophique simple et puissant.
À noter les ouvrages de Sylvie Durbec, parus précédemment, qui forment avec ces deux-là un ensemble homogène de livres où les artistes et l’artisane cousent la main dans la main – avec une pensée pour Marie-Laure Dagoit et les éditions Derrière la salle de bain ; mais c’est une autre histoire, en-corps un autre écho aux propos d’Hubert Lucot.

Éric Pessan, Moi, je suis quand même passé, 2010 ISBN 978-2-918958-01-7
Thomas Vinau, Le noir dedans, 2010 ISBN 978-2-918958-02-4