Avant-première à La Petite Librairie des Champs.

juin 16, 2011 § 5 Commentaires

La Petite Librairie des Champs, associe Cousu Main à la fête qu’elle donne pour célébrer l’été, samedi 18 juin.

Au programme :

avec deux jours de décalage, le Bloomsday à Boulbon à partir de 18h.

Apportez vos textes d’Ulysse dans la langue de votre choix que nous lirons tout au long de la soirée.

à 19h30
Lecture par Claude Favre ( de passage dans la région) de Interdiction absolue de toucher les filles même tombées à terre, son texte , très prochainement édité par Cousu Main. (post précédent)

Une occasion rare de  rencontrer cette auteure unique.

Ensuite pique nique partagé tiré du sac !

à 21h: concert avec le groupe ZICOSAURE composé de trois musiciens:
Eric, guitariste ; Régine, Basse, guitare et chant ; Paul, guitare, chant et saxo.
Au départ était le jazz…Puis, au fil des ans, un glissement s’est opéré…Le retour d’influences anciennes (bossa,..)
la création de textes sur des thèmes connus, puis des chansons composées et cousues main…

… et surprises plus tardives…

Rendez vous au moulin brûlé à partir de 18h.

Participation 7 €.
le Moulin Brûlé, route de Mézoargues, 13150 Boulbon.

Interdiction absolue de toucher les filles même tombées à terre

juin 14, 2011 § 7 Commentaires

Au commencement étaient deux auteurs, Claude Favre et Eric Pessan.

Au commencement était un titre, un titre comme une injonction, celui que Claude Favre donne à un long poéme, le récit de la chute vertigineuse des filles.

©Geneviève Gleize

Les filles c’est comme ça, comme ça       

qu’elles à caresses, trop.

Les filles ça tombe, plutôt au 

mauvais moment.

Tombent, un peu qu’elles tombent,

beaucoup, avec des idées, quelques

unes, derrière la tête, sans grâce.

Tombent, pour tomber, effrontément,

elles tombent.

Tombent. 

Certaines se relèvent, des fois

Silence

Eric Pessan le reprend et déroule la chute d’une fille, d’une seule. Il y met des didascalies comme si cela devait être dit.


©Geneviève Gleize

Ma langue.
C’est ma langue.

Je n’ai plus de langue (geste vague).

Parfois.

Je crois que ça se passe comme ça (geste arrêté).

Depuis que je suis tombée, je n’ai plus de langue.

Ces deux textes sont rassemblés tête-bêche, serrés l’un contre l’autre, dans ce livre, pour qu’on n’oublie pas leur fraternité.

Interdiction absolue de toucher les filles même tombées à terre.
Claude Favre et Eric Pessan
Photo de couvertures et maquette Geneviève Gleize
48 pages
11×17
ISBN : 978-2-918958-03-1
12€
Parution fin juin 2011

D’ores et déjà, vous pouvez adressez vos commandes à Cousu Main, 11 rue des Trois faucons 84000 Avignon
Chèque à l’ordre de Cousu Main
Participation aux frais d’expédition : 1,50 €

Cousu Main accueille Juliette Mezenc.

juin 3, 2011 § 4 Commentaires

Pour la première fois, je participe aux « vases communicants »
Ça consiste en quoi ?

Le premier vendredi du mois, chacun écrit sur le blog d’un autre, à charge à chacun de préparer les mariages, les échanges, les invitations. Circulation horizontale pour produire des liens autrement… Ne pas écrire pour, mais écrire chez l’autre. La liste des échanges en ce 3 juin est consultable ici.

Sur l’invitation de Juliette Mézenc, cette amie qui écrit, creuse un travail passionnant autour du brise-lames à Sète avec son écriture, en cherchant la mémoire qui habite cette construction qu’elle érige ainsi comme un monument du quotidien fait de béton mais aussi de la mémoire de tous les pêcheurs, promeneurs qui le côtoient.
Cousu Main la reçoit donc en ce premier vendredi du mois de juin.

Pour Seb.

Une main a ouvert l’urne.

Le vent s’y est engouffré,

la cendre.

Les yeux se sont ouverts,

un peu,

un peu plus, tout près de l’écarquillement,

un goéland surgi de derrière le mur avait

de justesse

évité le nuage gris,

bifurcation, ligne brisée, plan de vol modifié, l’aile dans la cendre a trempé,

le goéland in fine s’est élevé.

Il s’est ensuite dirigé dignement vers le large. On en vit plus d’un sourire en le suivant des yeux,

quelques grammes du corps réduit sur les plumes,

forcément.

Moi aussi je me suis surpris à sourire, j’ai même pensé que Primo Levi était là, tout près :

 « C’est vers le carbone, élément de la vie, que se tournait mon premier rêve littéraire, un rêve insistant, à une heure et en un lieu où ma vie ne valait pas grand-chose : 

oui, je voulais raconter 

l’histoire d’un atome de carbone. »

 

Mon texte est accueilli donc par Juliette Mezenc sur son site Motmaquis.

Cousu Main dans PUBLICATION(S)

mai 26, 2011 § 3 Commentaires

Dans le n°14 (Juin 2011) de la revue PUBLICATION (S) de l’Agence Régionale du Livre de Haute-Normandie, on trouve un très bel article écrit par Dominique Panchèvre sur les deux derniers ouvrages parus chez Cousu Main.

En Avignon, les éditions Cousu Main déplient la poésie du monde.

Moi, je suis quand même passé (Éric Pessan) et Le noir dedans (Thomas Vinau), voici les deux derniers ouvrages parus en 2010 chez Cousu main, maison d’édition artisanale d’Avignon. Caroline Gérard est l’artisane qui s’y colle pour le choix des auteurs, la fabrication et la diffusion – trop confidentielle à mon goût.
Deux livres qui se déplient, qui disent des formes courtes, rêveuses, poétiques, indispensables ; deux objets essentiels dont chacun fait écho aux propos d’Hubert Lucot : « un livre qui batte au rythme de la syntaxe du monde : paliers, clins de conscience. »
Celui d’Éric Pessan, qui bat au rythme de 153 Tweets – à lire de bas en haut – écrits au creux des jours quand il faisait sombre ou que le sol se dérobait sous les pieds ou encore que le vide emplissait tout. Fragments qui s’empilent et s’appellent – tirés vers le haut –, à la fois autonomes, faisant poésie particulière par accouplement de deux ou trois, déroulant le corps du texte en remontant vers la lumière, jusqu’au dernier, porte ouverte de la cage mentale.
Dans le second, le lecteur est bercé par le rapsode « c’est parce que c’est noir dedans. »
Thomas Vinau nous entraîne dans un essai poétique afin que nous comprenions et acceptions la partie sombre qui nous habite ; essai transformé qui nous incite à vivre, pleinement. Un ouvrage qui bat, lui, au rythme savamment articulé du noir et du blanc, à la fois dans la forme et dans l’écriture ritournelle tout en s’appuyant sur l’exemple et la démonstration détournés. Un texte philosophique simple et puissant.
À noter les ouvrages de Sylvie Durbec, parus précédemment, qui forment avec ces deux-là un ensemble homogène de livres où les artistes et l’artisane cousent la main dans la main – avec une pensée pour Marie-Laure Dagoit et les éditions Derrière la salle de bain ; mais c’est une autre histoire, en-corps un autre écho aux propos d’Hubert Lucot.

Éric Pessan, Moi, je suis quand même passé, 2010 ISBN 978-2-918958-01-7
Thomas Vinau, Le noir dedans, 2010 ISBN 978-2-918958-02-4

prochain rendez-vous avec Cousu Main

mai 21, 2011 § 11 Commentaires


Même si cette année, Lire en mai se passe en juin, les éditions Cousu Main seront fidèles au poste le 2 et le 4 juin prochains sous les arcades de la place du Docteur Bourdoncle.
PROGRAMME

Le petite édition à Cadenet (Vaucluse)

avril 23, 2011 § 4 Commentaires

On pourra y retrouver, entre autres, Thomas Vinau.

Vertébrales

mars 31, 2011 § 3 Commentaires

C’est, entre autres, un extrait d’un texte édité par Cousu Main qui a été choisi par Martin Rass et l’association culturelle de la faculté des lettres et des langues de Poitiers afin de figurer sur des cartes postales faites à l’occasion de la manifestation Campus Festival. C’est un extrait de cet ouvrage paru en 2009, VERTÉBRALES d’Ophélie Jaësan.

L’arbre a trouvé son espace à habiter,
les branches dirigées vers le ciel
et les racines enfouies profondément dans la terre.
Il a l’évidence d’être là.

Un pont vertical.

L’homme, lui cherche encore cet espace.


Un extrait supplémentaire pour les lecteurs du blog :

Ecrire dans l’interface douloureuse
d’un temps
suspendu à l’immobilité du corps comme
un linge mouillé à la peau.

Solitude de celui qui écrit
sans bruit au coeur même du fracas
des vies qu’il décrit et qui soudain se brisent.

***

Je découds le fil de plomb que me  suis collé au sang.

 

La vie des mots d’un poète est bien plus longue que le temps de l’euphorie de la sortie du recueil. Des lecteurs bienveillants et attentifs sont là pour nous le rappeler et c’est bien.

Les photos de l’ouvrage paru chez Cousu Main sont de l’auteure, Ophélie Jaêsan, celle de la carte postale est de Yvain Michaud.

Du désir de Lire.

mars 26, 2011 § 1 commentaire

Se perdre dans les pages d’un dictionnaire est un voyage au long cours, d’un mot à l’autre, un cabotage autorisé. Pas de grandes traversées, mais la découverte de territoires secrets. Se perdre sans se noyer. Le voyage peut être infini.
L’usage des dictionnaires sur internet, même s’ils sont souvent très bien comme Lexigos par exemple, privent de cette possibilité de voyage. On va directement au but, on trace droit ; l’article sur le mot recherché apparaît en un click. On a tout, la définition, les citations, l’étymologie. Que demander de plus ? Ben, le mot au-dessus, au-dessous, dans la colonne d’à côté, quelques pages plus loin, trouver ce qu’on n’a pas cherché. Le dictionnaire de papier offre ce plaisir de la navigation au gré du vent, pas l’électronique.
On entre dans un dictionnaire rarement au début, on s’immisce entre les pages, on erre à la recherche du mot désiré. On ne le lit pas de A à Z. En principe.
Je devrais dire que j’ai fait une exception. Il y en a un que j’ai lu de A à Z, ou plutôt de Achebe à Zweig , car il s’agit du Dictionnaire du désir de lire (Cent romans contemporains du monde entier XXe XXIe) écrit par Benoît Jeantet et Richard Escot. Un dictionnaire pour susciter le désir de lire, s’il en était besoin, ce qui est sûr il est fait pour susciter le désir de lire des territoires qu’on n’aurait peut-être jamais accostés. Le choix des romans qui s’y trouvent est complètement arbitraire, assumé comme tel par les auteurs, et c’est bien. Parce que d’abord 100, ce n’est pas beaucoup, on en laisse toujours de côté, même s’ils se sont donné le droit de repêcher les regrets en ajoutant à la fin du bouquin une liste bis de 100 romans supplémentaires.
Chaque article est divisé en trois parties. D’abord, on nous présente l’auteur. Il faut raconter sa vie. Pour s’éloigner de l’ennui que procure la notice biographique avec naissance/mort (si c’est déjà fait), études, métier (s’il fait autre chose qu’écrire) premiers succès, etc, les auteurs ont choisi de les regarder, ces écrivains avec l’oeil d’un ami, de celui qui voit ce qui nous plaît chez lui. Là aussi, l’objectivité n’est pas leur principe.

Un jour l’état du Montana comprit qu’il compterait bientôt en son sein bien plus d’écrivains grisés par le « nature writting » que de grizzlis.

Il s’agit du début de la présentation de l’auteur américain, Jim Harrison. Ce n’est que plusieurs lignes plus bas qu’on apprend qu’il est né en 1937. Ça n’a pas une grande importance. Par contre ce qui en a c’est que

ceux qui ne lisent pas connaissent indirectement Jim Harrison rien que par le truchement d’Hollywood, où l’auteur de l’outdoor américain a fait l’autruche d’intérieur dans les années quatre-vingts, après le succès faramineux de Légende d’automne, Faux soleil et Dalva, scénariste avec pour seules exigences toujours à portée de main des M&M’s jaunes et le volant d’une Ford Taunus marron.

Un portrait esquissé en une page environ, pour chacun des auteurs présentés.
Un autre commence ainsi :

Est-il né à Itabuna, Ilheus ou Ferradas ? Après tout qu’importe. En revanche, ce dont on est certain, c’est que jorge Amado vécut près d’une plantation de cacao.

Parce que pour Benoît Jeantet et Richard Escot, c’est ça qui est important dans l’œuvre de l’écrivain brésilien.
La subjectivité, toujours.
Après la biographie, il y a une partie, intitulée Contexte. On replace le roman choisi dans l’œuvre de son auteur, on y parle parfois du contexte historique, souvent du contexte culturel du moment de sa création.
Pour Voyage au bout de la nuit, on nous raconte que :

En avril 1932, gonflé d’orgueil Céline poste sont premier manuscrit aux éditions Gallimard avec ce mot : « C’est le prix Goncourt 1932 dans un fauteuil pour l’Heureux éditeur qui saura retenir cette œuvre sans pareil. » Il a raison. Enfin presque. Sauf que c’est Denoël qui l’accepte ; sauf que le jury du Goncourt le lâche au dernier moment et lui préfère le 7 décembre, un dénommé Guy Mazeline pour un ouvrage sans grâce, Les Loups.

Enfin, la troisième partie, c’est celle du roman choisi, celle qui s’appelle Désir de lire. Même à l’intérieur de l’œuvre d’un écrivain, les choix ne sont pas toujours ceux qu’on attendrait. Bien sûr, cela la fait partie de la subjectivité encore, principe qui mène ce dictionnaire. Pas un résumé, mais une mise en ambiance, juste de quoi susciter le désir de le lire. Comment parler de L’homme sans qualité de Robert Musil qui est par excellence le roman de l’inachevé, de l’inaccessible ?

En trompe l’oeil, voici Vienne de l’intellectuelle, maman des artistes incapable de sentir le souffle de l’abîme tout proche, où se coudoient, en ondoyant au rythme de la valse, une incroyable invention et un profond désespoir. Partout « l’énergie ruisselle » au point que même les chevaux et les sportifs semblent avoir du génie, que la pensée passe désormais après les actes aussi vrai qu’ »il est simple d’avoir la force d’agir et si malaisé de trouver un sens à l’action ».

Ainsi en suivant l’alphabet, d’auteur en auteur, de roman en roman, on lit ce dictionnaire comme une passionnante aventure qui se passerait dans le monde de la littérature du XXé et début du XXIé siècle. Une aventure où seule l’œuvre est importante puisque c’est elle qui va nous marquer, entrer dans notre vie, la transformer un peu, car lire c’est ça, c’est se laisser habiter par les mots d’un autre, de cet autre qui a bâti un monde, rien qu’avec leur impalpable existence, pour en faire de la littérature.
Ce dictionnaire se lit d’abord comme un roman, puis une fois refermé, de multiples désirs de lire s’étant réveillés en nous, il va avoir enfin une existence de dictionnaire, c’est à dire sur l’étagère de la bibliothèque, où l’on viendra le déloger régulièrement, pour lire cette fois-ci un article sur Ailleurs peut-être de Amos Oz ou sur Les faux monnayeurs de Gide. Comme ça.

Dictionnaire du désir de lire
Cent romans contemporains du monde entier (XXe-XXIe)

Benoît Jeantet et Richard Escot
Préface par Olivier Barrot
Honoré Champion éditeur.

On en parle…

février 22, 2011 § 2 Commentaires

Un bel article sur Le Noir Dedans de Thomas Vinau dans le numéro de mars 2011 de Rock & Folk
L’article :

Loin des préoccupation de Peter Doherty la poésie de Thomas Vinau n’a pas besoin de top model vedette ou de gros titres scandaleux pour démonter son existence et l’urgente nécessité pour nous, pauvres lecteurs, d’y voir, d’y lire, en ces temps obscurs, la lumière intacte d’une belle âme dont la simplicité éclatante et l’absolue tendresse illuminent nos petites vies très quotidiennes. Rêveur du val, Vinau brille par son art subtil de la poésie économe, chantant avec frugalité et parfaite émotion, un monde où les oiseaux nous savent , où la pluie nous rince du pire et où l’enchantement naît, comme parfois pour de plus métaphoriques tempêtes, des colères du Ciel. Sobre jusqu’à l’haïku, vibrant et émouvant, sage et passionné, Vinau réussit à chaque fois son pari magnifique de nous bouleverser et de faire entrevoir, comme embrasés par sa lanterne magique, la poésie et le rêve jusque-là invisibles de notre morne condition de « perdant échoués chaque jour sur le bas coté de leurs rêves » et rappelle ainsi que, semble-t-il, au pied du Luberon ou ailleurs, la beauté est toujours là, prête à nous étourdir.

Autre actualité, la poète Angèle Paoli sera à Paris la semaine prochaine pour un séminaire de poésie contemporaine.

Le programme :

lundi 28 février, Paris, Angèle Paoli, Sylvie Saliceti, Dany Moreuil
Poésie en compagnie I : veillée à 19h30, librairie Les Lettres du temps, Paris (réservation conseillée)
présentation des livres des éditions Cousu Main, Éclats d’Encre, Flammes vives, L’Arbre à Paroles, La Bruyère, Le Nouvel Athanor, Les Aresquiers,les éditions du Petit pois
lectures &
Librairie Les Lettres du temps – 19 rue de Campo-Formio – 75013 Paris – T 01 53 82 20 44

mardi 1er mars, Paris, Sylvie Saliceti, Dany Moreuil, Angèle Paoli
Poésie en compagnie II : veillée à 19h30, Salon de musique, Paris(réservation conseillée) – voir ci-dessus
Salon de musique – 0/1 rue Darwin – 75018 Paris – T 01 45 31 18 98

mercredi 2 mars, Paris, Dany Moreuil, Angèle Paoli, Sylvie Saliceti
Poésie en compagnie III : veillée à 19h30, librairie La Lucarne des écrivains, Paris (réservation conseillée)
voir ci-dessus
Librairie La Lucarne des écrivains – 115 rue de l’Ourcq – 75019 Paris – T 01 40 05 91 29

Quelques infos…

février 13, 2011 § Poster un commentaire

Je vous invite à suivre le blog l’anagnoste et celui-ci plus particulièrement cette semaine car il y sera question d’Éric Pessan.
D’autre part, je voudrais revenir rapidement sur La Petite Librairie des Champs qui inaugurait dimanche dernier, le 6 février, l’année du Mexique avec Karlatone Olvera auteure, traductrice mexicaine dont on peut suivre le blog ici. Sur cette vidéo de Joëlle Molina on peut revivre la lecture à deux voix qui a eu lieu entre elle et Sylvie Durbec ce jour-là, de primera volcadura. Le texte de ce poème primera volcadura est ici.