Blanc Pays Doré

octobre 31, 2008 § 4 Commentaires

Hier, sur la route du Pays Doré…

Des trous dans le rocher

octobre 30, 2008 § Poster un commentaire

Mon cerveau, actuellement, étant à l’image de ce rocher photographié à Cadaquès (ou comme disait Boris Vian : « C’est pas un cerveau, c’est de la sauce blanche« ), je ne trouve pas mieux que de vous envoyer sur d’autres blogs ou sites qui disent mieux que je ne pourrais le faire mon humeur du moment. D’abord, pour ceux qui seront du côté de Marseille le vendredi 31 octobre, ils sont invités à participer à la Gueux pride. L’humour de l’intitulé de la manifestation ne gâche en rien le sérieux de la question de la pauvreté, de la marge qui s’élargit chaque jour davantage.
Et puis, je voudrais faire partager mon énervement perpétuel à l’encontre de Télérama. J’ai appris dans cet article que ce magazine s’adressait aux populations premium. On n’arrête pas le progrès ! Ne le lisant que deux ou trois fois l’an, suffisamment pour m’en dégoûter, j’apprécie particulièrement l’avis de cet abonné (plus pour longtemps) qui apporte de l’eau à mon moulin.
Et puis, j’envoie un rayon de soleil photographique, rayon capté lors de mon passage récent à Cadaquès pour réchauffer les lecteurs du blog.

La Lidia de Dalì

octobre 27, 2008 § 3 Commentaires


La semaine dernière, sur la route de Valence, j’ai fait un petit tour à Cadaquès et j’ai pris la photo de cette sculpture de métal. Il s’agit de la représentation, peu fidèle de Lidia.
Dans le Journal d’un génie –titre qui reflète ô combien la modestie de l’auteur !-, Salvador Dalì écrit ceci à son propos :

Septembre 1953
le 15

Eugenio d’Ors, qui n’est pas venu à Cadaquès depuis cinquante ans, vient me rendre visite entouré d’amis. Il est attiré par le mythe de la Lydia de Cadaquès. Il sera sans doute possible que nos deux livres sur le même sujet paraissent simultanément. En tout cas, le sien vaguement esthète et psuedo-platonicien ne pourra que faire pbriller les arrêtes réalistes et hypercubistes de ma « bien plantada ».

 

Tour cela mérite d’être éclairci.  Lors d’une promenade vers le phare, on tombe sur une petite maison. Vraiment petite… Cette modeste cabane est devenu un monument de Cadaquès. En effet, sur un panneau on peut lire :


Si on en croit ce que raconte ce panneau, cette dame était capable de faire le grand écart dans ses amitiés car entre Lorca et Engenio d’Ors les sensibilités politiques étaient plutôt opposées. C’est le moins qu’on puisse dire !
Mais qui était donc cette femme ? Lídia Noguer i Sabà, fille d’une certaine « Sabana », considérée comme l’une des dernières sorcières de Cadaqués, avait été un temps aubergiste et avait logé chez elle des personnages aussi célèbres que Picasso et Puig i Cadafalch. En 1904, elle héberge Eugeni d’Ors, lors d’un bref séjour à Cadaqués du jeune intellectuel du moment. De cette rencontre naîtra l’admiration qui deviendra la grande obsession de Lídia. Quand d’Ors écrit La ben plantada en 1911, Lídia s’identifie immédiatement avec Teresa -elle en viendra même à affirmer parfois que tel est son nom-, et la fascination que lui inspire l’écrivain s’intensifie et dégénère progressivement en folie délirante. Elle va jusqu’à interpréter les articles que celui-ci écrit pour la tribune quotidienne (intitulée Mon Glossaire) qu’il tient au journal La Veu de Catalunya. Lídia les lit et les relit continuellement : pour elle, ce sont des réponses aux lettres qu’elle adresse à d’Ors.

Ce n’est cependant que sept ans après la mort de Lídia qu’Eugeni d’Ors semblera s’intéresser vraiment à elle ; il se rend à Cadaqués en compagnie de Cesáreo Rodríguez-Aguilera, voulant en savoir plus au sujet de cette femme qui lui a écrit tant de lettres auxquelles il n’a jamais répondu. C’est à cette occasion qu’il demande à Salvador Dalí s’il veut bien illustrer le livre relatant La verdadera historia de Lidia de Cadaqués.

Dalí, qui justement projette d’écrire un livre sur Lídia, accepte avec enthousiasme. De fait, Lídia et Dalí se connaissaient depuis fort longtemps. Enfant, le peintre avait écouté Lídia raconter bien des histoires aux gamins de Cadaqués. Et, en 1929, quand l’artiste avait décidé de s’installer dans la petite ville avec Gala, contre la volonté de son père, Lídia avait été la seule à l’aider et leur avait vendu la baraque de pêcheurs de Portlligat où ses fils rangeaient leurs instruments de pêche. C’est dans cette maison, qui fait aujourd’hui partie du triangle dalinien, que les Dalí fixèrent définitivement leur résidence à leur retour des États-Unis, fin 1948.

La Lidia et Dalì devant la cabane de celle-ci.

Sylvie Durbec : Prix Jean Follain 2008

octobre 26, 2008 § 2 Commentaires

 Le Prix Jean Follain 2008 a été décerné à Sylvie Durbec. La remise du prix a eu lieu la semaine dernière à Saint Lô (voir ici). Le texte récompensé s’intitule : Marseille, éclats et quartiers, texte inédit dont je livre ici quelques extraits : 

Voilà que ces fleurs mortes ouvrent en moi une Chine, un Japon oublié.

A nouveau maître des histoires :  tous se taisent! 

Je commence de la même manière, mille fois manigancé le début :

Quand je serai grande, m’en irai très loin de vous, de la cité,

Et ce disant, je chuchotais à l’insu de la mère absente mes grands voyages vers l’Asie des Douleurs.

ou encore :

Ce sont peu de mots, peu de rêve. Peu.
Comme si nos forces n’avaient pas le désir
d’aller plus loin dans le pays
que nous ouvrons
au coeur de Marseille.
Dehors le vent respire
sourdement,
défaisant peu à peu
l’architecture des arbres
si bien ordonnée.
Le ciel lui-même se laisse fléchir et, immobile,
attend qu’il se produise
un événement.

et :

Alors le peintre signe d’un nom invisible et retourne vers la maison, la femme, les enfants dont ila rêvé.
Fin du tableau.
Le verre est lavé. je le range sur l’étagère, derrière le tableau.
Les pères sont partis, ils marchent sur la route de Marseille.
Je ne change pas de maison, je reste à attendre leur retour.
Tous leurs retours.

Je rappelle que Cousu Main a édité trois ouvrage de Sylvie Durbec : Les nuits de Vollezele, 3 et Territoires de la folie.

Valencia, choses vues… (la suite)

octobre 22, 2008 § 1 commentaire

Des coquilles vides ! Valencia se la pète un peu et depuis quelques années entreprend la construction de bâtiments d’architecture ambitieuse. Certains de ces bâtiments sont carrément vides, abandonnés, comme celui construit par David Chipperfield pour l’America’s Cup en 2007 : Quant aux autres, à part l’opéra dont la programmation est prestigieuse, il n’ont pas un grand intérêt. Dans ces différent bâtiments, les expositions sont plutôt du genre parc d’attraction que digne des constructions qui les accueillent. Alors pourquoi tout ça ? Pourquoi construire inutilement ? Ici, les coquilles vides sont en béton, car celles que l’on trouve dans la paella sont bien pleines de délicieuses petites bêtes.
Pour résumer :

Mieux que l’architecture : la macologie.

Valencia, choses vues…

octobre 21, 2008 § 2 Commentaires


Manifestation à Valence

octobre 21, 2008 § 1 commentaire

Je suis arrivée à Valencia hier soir et alors que je faisais les premiers pas dans le centre ville, j’ai croisé une manifestation devant la Cathédrale. cC’étaient des enseignants qui manifestaient pour défendre l’école publique et contre les suppressions de postes. Tiens, ça me rappelle quelque chose !

Où suis-je ?

Vous consultez les archives de octobre, 2008 à Cousu main.