L’événement le plus important…

décembre 25, 2008 § 1 commentaire

« Citez-moi un film qui ait pour héros un moniteur d’auto-école à part L’événement le plus important depuis que l’homme a marché sur la Lune de Demy ? Bonne chance parce qu’on ne peut pas dire que la profession ait été surexploitée au cinéma. » Philippe Katerine.

Comme je l’avais fortement souhaité, il y a presque deux mois, le coffret de l’intégrale de Jacques Demy était bien sous le sapin. Par quel film vais-je commencer ? Peut-être L’événement le plus important…. C’est une idée.

Agnès, Anna et les autres…

décembre 22, 2008 § 2 Commentaires

J’ai hésité à parler du film Les Plages d’Agnès dans ce blog. Il y a tant d’articles, d’interviews partout. Même si l’émotion rend muette – et c’est ce qui m’est arrivé après l’avoir visionné mercredi dernier dans une salle presque vide à Utopia -, j’ai à présent retrouvé ma voix et mes esprits pour un peu en parler ici. 19012293D’ailleurs, c’est parce qu’il m’est arrivé de croiser des personnes que je ne connaissais pas et avec lesquelles j’ai eu une conversation à propos d’Agnès Varda et de son film que je me dis que je pouvais glisser deux ou trois mots de mes impressions, ici.
D’abord, à tous ceux qui disent que ce genre de film est nombriliste, je voudrais leur répondre qu’ils n’ont rien compris, qu’à quatre-vingts « balais » (comme elle dit) se raconter quand on a fait autant avec simplicité, sincérité et talent, il n’y pas de quoi se cacher. Elle parle d’elle, certes, mais tellement des autres comme personne ne pourrait le faire. Elle parle de nous aussi, à travers elle.
De l’émotion, il y en a dans ce film. Il y a bien sûr le moment où elle évoque ses (nos, aussi !) chers disparus. Quand on arrive à 80 ans, on a laissé du monde sur les bas côtés du chemin. Ils font toujours partie d’elle, comme de nous d’ailleurs. Ces absents, lors de l’exposition qui avait eu lieu à Avignon en 2007, elle les évoque dans le film. Mais, l’émotion est ailleurs, parfois impalpable dans son essence. Par exemple, dans la scène du début où elle installe des miroirs sur une plage belge, ce jeu entre la plage, la mer, la lisière, la mise en abîme, tout cela nous fait chavirer dans un vertige où la frontière s’abolit entre le réel et l’imaginaire, vertige à la fois doux et angoissant que nous connaissons tous. Je dis « tous » car lorsque les larmes sont montées à cet instant précis du film, je me suis dite que mon admiration et la la tendresse que j’éprouve pour elle, ne me rendent pas objective. Cependant, en en parlant autour de moi, des fans mais aussi des moins fans ont ressenti le même bouleversement à cet instant. L’Art, c’est ça, non ?
Je retourne voir le film le 26 décembre car Agnès Varda sera là. Oserai-je lui dire enfin combien elle est importante pour moi ?
Hier, à 17h30, a été diffusé ma première fiction mise en onde par France-Cul. Il est possible de l’écouter encore ici. Très angoissée avant la diffusion car je ne l’avais pas entendue, j’ai été vraiment surprise agréablement par la mise en ondes de Myron Meerson. « Agréablement » n’est pas le mot qui convient. La dynamique qu’il insuffle au texte ne peu que me réjouir. les voix, les accents donnent un relief particulier qui va au-delà de ce que j’avais pu imaginer. La chanson de Dutronc au générique de fin est la cerise sur le gâteau. La petite Anna, révoltée devant tant d’injustice, change le cours des choses et la marche du monde. Mais ce n’est qu’une histoire. comme dit Frédérika, Joyeux Léon à tous !

La mauvaise réputation du Père Léon

décembre 17, 2008 § 7 Commentaires

eebfdbccc97bebaeab58877f30a63f5e
Je n’aurais jamais pu imaginer , en juillet 2007 quand j’étais allée écouter Fanny Cottençon dans la cour du Musée Calvet, lire un texte de Joël Pommerat, qu’un beau jour, ce serait un de mes textes qu’elle lirait. Et bien voilà, c’est fait !

Je vous invite à écouter dimanche 21 décembre, à 17h30, sur France Culture, la fiction enfantine, La Mauvaise réputation du Père Léon, 

avec donc Fanny Cottençon, mais aussi Guénolé Azerthiope, Fanny Touron, Jana Bittnerova et Corine Martin.

Réalisation : Myron Meerson

Ce récit est l’unique, la seule certifiée authentique histoire de la naissance de la vocation d’un des personnages les plus célèbres de la terre et dont la réputation n’est plus à faire, je veux parler du Père Noël. Tout ce qu’on a pu raconter à son propos jusque-là n’est que légende.

Pour ceux qui ne pourraient pas être devant leur poste à ce moment-là, la fiction ne peut pas être podcastée mais peut être écoutée pendant les huit jours qui suivent la diffusion sur le site de France Culture.

Les plages d’Agnès

décembre 16, 2008 § 2 Commentaires

cimg0443

Varda c’est la cinéaste, Agnès, c’est moi

 J’aime autant Agnès que Varda. Autant l’une que l’autre qui accompagnent ma vie. J’écoute l’émission l’Avventura avec Laure Adler pour me mettre en appétit, si c’était nécessaire d’aller voir le film si attendu. Dès demain, je me précipite au cinéma. Je ne sais pas si j’en parlerai sur le blog. Est-ce nécessaire ? On ne parle pas de ses proches… Ils sont avec nous.

La photo de l’article ainsi que le bandeau du blog ont été prises par mes soins lors de ses expositions à Avignon en 2007. Pendant tout le temps où se sont déroulés les vernissages des deux expositions, je l’ai suivie en me disant que le moment opportun de l’aborder viendrait, ce moment où je pourrais lui dire toute mon admiration et la tendresse que j’éprouve à son égard . Mais, ce jour là, je me suis dégonflée, lamentablement.
Je vous aime, « la vieille dame rieuse. »

Un cadeau Cousu Main

décembre 15, 2008 § Poster un commentaire

Il est encore temps de faire un cadeau « Cousu Main » pour Noël:

Poésie

Les nuits de Vollezele.
Auteur Sylvie Durbec. Illustrations Brigitte Conesa. 5 €

3
auteurs : Sylvie Durbec et Lucetta Frisa
Illustrations : Susanna Lethinen. 6€

Bref traité de dégrisement
auteurs : Marc Rousselet et Henri Tramoy
Illustrations : François Ridard 6€

Territoires de la folie
auteur : Sylvie Durbeccimg1333
Illustrations : Valérie Crausaz 12€



Cuisine

Les carnets de cuisines de Monique et Léo
Auteur : Monique Kouper
Illustrations : Léo Kouper 6€

Les carnets de cuisine de Léa
auteur : Léa Coulanges
Illustrations : Gilles Ribstein 6€

Franco de port.

Paiement par chèque à l’ordre de Cousu Main

à adresser à : Cousu Main chez Caroline Gérard 11 rue des Trois Faucons 84000 Avignon

JAZZMAN

décembre 13, 2008 § 6 Commentaires

Comme c’est bientôt Noël, je vous offre en avant-première un texte inédit de Pierre Autin-Grenier. De quoi patienter …

Avec son cœur de jazzman et ses poumons montgolfière il est capable de souffler dans trois trompettes à la fois le voisin musicien, qui ne s’en prive guère d’ailleurs nous endiablant tous au rythme Armstrong soirs et matins, sans se faire plus de mouron que ça pour nos tympans, les murs aussi qui commencent à se lézarder sous l’ouragan. C’est tout l’immeuble qui vacille sur sa base et menace de rendre l’âme sous peu si ce chahut continue. Certains sont épouvantés, d’autres les nerfs à vif ou emportés par de terribles vertiges, chacun s’applique avec ardeur cependant à surmonter l’épreuve s’interdisant tout commentaire ne serait-ce qu’un tant soit peu désobligeant envers notre redoutable virtuose.

La fanfare des Beaux-Arts, ses cuivres et ses cymbales maniés à outrance chaque dimanche matin sous nos fenêtres par une jeunesse en pleine effervescence, c’est du pipeau tout juste bon à danser le shimmy comparé à nos concerts quotidiens; la Patrouille de France en rase-mottes au-dessus du quartier se ferait moins remarquer et même la vie sous les bombardements alliés en quarante, lorsque nous trouvions refuge dans les caves, par certains côtés se montrait moins stressante. Il faut bien reconnaître que cette affaire prend maintenant des proportions hallucinantes.

J’entends bien ce que certains veulent dire qui haussent devant moi les épaules, lèvent les yeux au ciel et tournent les talons, me marquant de la sorte leur muette désapprobation: je ne serais qu’un vieux ronchon renfermé dans les odeurs de naphtaline et de tabac ranci d’une époque dépassée, incapable d’apprécier la musique ou de tolérer le voisinage bien longtemps, seulement capable de rien qui vaille et voilà tout. Venez passer trois jours chez moi, deux nuits dormir sur mon canapé, vous aurez vite compris de quelle abnégation nous faisons preuve, quel stoïcisme nous anime pour supporter sans broncher, n’appeler l’ambulance ni les pompiers; je ne vous dis que ça!

Non, nous faisons bloc dans l’immeuble contre toute tentation de contrecarrer l’impétuosité délirante de notre malheureux musicien, contrarier cette sorte de folie qui seule, pour l’instant, semble l’aider à survivre. Un jour de février dernier son fils de dix ans, son unique enfant, est mort emporté par une violente fièvre avant même que le médecin n’arrive à son chevet. C’est depuis qu’il souffle dans sa trompette à s’en éclater le cœur qu’il avait jusque-là bien accroché; pour en crever sans doute, nous en faire tous crever avec on dirait. On tient le coup, chacun maîtrise son exaspération, réprime toute envie de hurler dans la cage d’escalier que Ça suffit comme ça! Par pitié peut-être, ou plus sûrement compassion pour cet homme qui tellement souffre, bien davantage que nous tous réunis en somme.

Extrait de « C’est tous les jours comme ça (Les dernières notes d’Anthelme Bonnard) » inédit.

P.A.G

 

E… comme Ecrivaines

décembre 9, 2008 § 1 commentaire

afficheJe participe, ce jeudi 11 décembre à la table ronde organisée par le Graif à Aix en Provence.
Je suis heureuse d’y rencontrer Nathalie Quintane dont je me régale à relire « Une Oreille de chien » paru aux Éditions du Chemin de Fer.oreilledechien Court extrait :

Même cinq siècles de protestantisme ne sont pas parvenus à circonvenir le démon du bibelot, et la plus belle idée éditoriale, quoi qu’on en pense, reste le gadget de Pif Gadget.

Où suis-je ?

Vous consultez les archives de décembre, 2008 à Cousu main.