François, Johanna, Samuel et les autres

mai 20, 2009 § 1 commentaire

On croirait un titre de film ! Sauf que, actuellement, la réalité sécuritaire dépasse la fiction.
Quelques nouvelles des « quatre » de Fork qui ont été libérés : ICI
Bruno Chiambretto quant à lui, était toujours, aux dernières nouvelles en garde à vue.

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Quatre éditeurs en garde à vue à Marseille.

mai 18, 2009 § 3 Commentaires

Je suis désolée de plomber l’ambiance, mais je suis au regret de vous informer que quatre éditeurs sont en garde à vue à Marseille : François Bouchardeau, Johanna Bouchardeau, Samuel Autexier, Héléna Autexier, arrêtés à Forcalquiers, ce matin.

Pour en savoir plus : click, click et reclick.

L’imposture Bégaudeau

avril 1, 2009 § 1 commentaire

Dans le numéro 100 du Matricule des Anges , des écrivains avaient été invités à répondre à la question : Quelle critique littéraire attendez-vous ? François Bégaudeau n’y avait pas été invité mais j’imagine qu’il aurait pu dire « Tout sauf celle qui m’est servie dans Les Inrockuptibles696. » Et pourtant, ça fait du bien… Ça m’a fait du bien. Sous le titre Vers l’imposture, Nelly Kaprièlian y descend en flèche le nouvel opus de Monsieur Bégaudeau, Vers la douceur. En voici les meilleurs passages, l’intégralité pouvant se lire en cliquant ici.

Mais le vrai problème, c’est que quand Bégaudeau se lâche, quand Bégaudeau y va donc carrément, ça donne au mieux du Houellebecq sans projet, sans vision existentielle, sans ambition ni puissance littéraire, sans libertés prises contre les autres et, pire que tout, sans humour.
Quand Bégaudeau met en scène (à coups de dialogues interminables, à croire qu’il écrit dorénavant directement pour le cinéma) un groupe de jeunes hommes et de jeunes femmes qui se croisent, se touchent à peine et se ratent sur fond de bières au café, de rendez-vous ternes et de stations de métro (aucun numéro de ligne de métro ne nous sera épargné – ça, inutile de vous dire que c’est pour faire “réel”), c’est laborieux, plat, mort.
(…)
Vous avez dit scolaire ? Pourtant, on aurait tort de croire que l’auteur écrit plat, médiocre, ou tout simplement terriblement mal, pour mieux restituer la platitude de ses contemporains : il n’écrit que sa propre langue, et ne restitue donc ici que sa propre médiocrité.
Un exemple au hasard : “Elle, elle en avait plus que pour le petit, le truc fusionnel tu vois, et lui ça le dégoûtait cette chatte qu’avait été écartelée, quelle connerie aussi d’assister à l’accouchement, pour le prochain on m’y reprendra pas j’te promets. Et puis c’est revenu, c’était revenu, c’était revenu dix fois plus qu’avant, maintenant elle en redemandait tout le temps, il pouvait à peine fournir, si ça se trouve un jour elle irait voir ailleurs pour se refroidir le cul (…)” Sans compter de vraies trouvailles métaphoriques : “Sortir avec un dépressif quelle marmelade d’oranges en effet” ; ou encore des réflexions d’une profondeur abyssale : “La porte a de nouveau affiché les lettres de Delpech, comme Michel, sauf que le brun frêle et chétif ne s’appelait pas Michel, ou alors ce serait la fausse bonne idée de parents fantaisistes, quoique sa quarantaine passée situait la naissance du résident avant l’avènement du chanteur de charme (…)”
(…)
Car c’est aussi cela qui commence à devenir limite chez Bégaudeau, ce côté bière-foot-cul, ce côté mec pour qui les filles ne se divisent qu’en deux camps : celles qui ont des seins et celles qui n’en ont pas, celles qui ont un gros cul et les autres… Ce côté terriblement beauf qui transparaît à travers son livre et ses interviews malgré ses efforts constants pour le camoufler derrière les poses de l’intello de gauche émancipé.
Car avec lui, livres et interviews se rejoignent comme un même exercice. Dans un entretien à Frédéric Beigbeder (GQ), il déclarait : “Est-ce que tu ne perds pas ton temps à draguer une fille pendant douze heures pour finalement avoir une vague fellation de 33 secondes ?” Ou de l’ultralibéralisme et de la rentabilité appliqués au sexe. Et pourtant, François Bégaudeau se croit toujours de gauche. Il nous a même soûlés avec un texte sur Florence Aubenas (Fin de l’histoire) pour nous dire qu’il était féministe.
(…)
Il aime la littérature mais note dans une de ses chroniques que Thomas Bernhard fait quand même beaucoup de répétitions. Il se croit écrivain, mais ne prend même plus la peine d’écrire, trop pressé de passer à la télé faire de la pub pour la PME Bégaudeau. A force d’avoir la grosse tête, il arrive qu’on se prenne les pieds dans ses propres postures et qu’on se montre tel que l’on est vraiment. Vers la douceur ? Non, vers l’imposture.
Nelly Kaprièlian

On reste sans voix après un tel article, sans voix de satisfaction. Un misogyne s’en prend plein la gueule, merci. Saine colère Nelly Kaprièlian !

Ornans, son enterrement, et le reste…

mars 19, 2009 § Poster un commentaire

courbetContrairement à ce que l’on pourrait croire, il n’y a pas que des enterrements à Ornans, il y aussi ça !

Comme antidote, je n’ai pas trouvé mieux que ça :
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La vidéo est un montage réalisé par mediapart à partir de l’intégrale visible sur le site de l‘Élysée.

À qui profite le crime ?

mars 9, 2009 § Poster un commentaire

HADOPI - Le Net en France : black-out

Colère

février 13, 2009 § 3 Commentaires

J’avais dit que je préférais me taire plutôt que de m’énerver incessamment sur ce blog, mais quand j’ai appris la libération de Jean-Charles Marchiani qui a bénéficié d’une grâce de notre « Total Vénéré » Président (et si j’écris le mot Total ne croyez pas que je fais allusion à une compagnie pétrolière qui fait gras de bénéfices) alors que Julien Coupat croupit à la prison de la Santé, je ne peux que faire exploser ma colère sur ce blog. Pourtant, j’ai essayé de me contenir. Désolée.

Quand on n’a rien à dire…

février 4, 2009 § 3 Commentaires

Le rythme des billets sur ce blog s’est ralenti considérablement. cimg1057 On m’a appris que quand on n’a rien à dire, il faut fermer sa gueule. Donc, c’est que je n’ai rien à dire. Il s’avère que je ne suis pas seule dans ce cas, car en me promenant sur des blogs amis, j’ai pu constater ici, ou encore que beaucoup souffrent de ce que certains appellent la lassitude, d’autres le manque de nécessité, ou encore incriminent une certaine saturation. Je pourrais ajouter à ces multiples causes, la paresse bien sûr, et aussi en ce qui me concerne la retenue vis à vis d’un environnement politique et social qui risque de me faire tomber dans le radotage. Les sujets de colère sont tous les jours plus nombreux, et envahiraient systématiquement ces lignes. Alors, la retenue appelant le silence,  les pages s’espacent dans le temps.

 Puisque j’ai ouvert ma gueule, je voudrais quand même signaler deux ou trois sujets d’énervement : 1, 2, 3… 

Et j’arrête là, car la liste serait infinie.

Donc, contrairement à ce qu’on m’a enseigné quand j’étais enfant, ce n’est pas parce que je n’ai rien à dire que je ferme ma gueule.

Où suis-je ?

Catégorie Énervements sur Cousu main.