Juste pour donner signe de vie

septembre 3, 2009 § 4 Commentaires

J’écris ce soir, juste pour donner signe de vie, les idées étant rares en ce moment entièrement absorbée, noyée, embourbée avec une histoire qui m’oppose à un agent immobilier, une histoire que je ne détaillerai pas ici. Aucun intérêt de montrer sur ce blog, la mauvaise foi, la malhonnêteté, la bêtise abyssale dont les gens de la profession font preuve. Chacun a une anecdote à raconter sur ce sujet, tellement c’est la règle.

Cette histoire m’a donné la rage…

Ce matin, en allant sur le blog d’Éric Chevillard, L’autofictif, je suis tombée sur une phrase que j’ai reprise à mon compte en la modifiant à peine :

Le vaccin contre la rage, efficace lorsque l’on est mordu par un renard, se révèle totalement inopérant lorsque l’on est mordu par un agent immobilier.

Il suffit parfois de pas grand chose pour retrouver l’envie de se battre, il suffit d’un peu de littérature, d’une phrase… Mais ça, les agents immobiliers ne peuvent pas comprendre.

Pierre Autin-Grenier dans Friterie-Bar Brunetti parle des charognards de l’immobilier. J’y pense souvent quand je me trouve face à eux. charognards Je vois leur bec crochu, leurs yeux torves, leur toute petite boîte crânienne et leurs ailes noirâtres qu’ils essaient de dissimuler sous un costard de marque. En vain.

PS : La réponse au jeu « Longtemps je me suis couché de bonne heure » était La Littérature à l’estomac de Julien Gracq. Personne n’a trouvé.

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§ 4 réponses à Juste pour donner signe de vie

  • Don Jerry Can dit :

    Noirs de loupes, grêlés, les yeux cerclés de bagues
    Vertes, leurs doigts boulus crispés à leurs fémurs
    Le sinciput plaqué de hargnosités vagues
    Comme les floraisons lépreuses des vieux murs ;

    Ils ont greffé dans des amours épileptiques
    Leur fantasque ossature aux grands squelettes noirs
    De leurs chaises ; leurs pieds aux barreaux rachitiques
    S’entrelacent pour les matins et pour les soirs !

    Ces vieillards ont toujours fait tresse avec leurs sièges,
    Sentant les soleils vifs percaliser leur peau,
    Ou, les yeux à la vitre où se fanent les neiges,
    Tremblant du tremblement douloureux du crapaud

    Et les Sièges leur ont des bontés : culottée
    De brun, la paille cède aux angles de leurs reins ;
    L’âme des vieux soleils s’allume emmaillotée
    Dans ces tresses d’épis où fermentaient les grains

    Et les Assis, genoux aux dents, verts pianistes
    Les dix doigts sous leur siège aux rumeurs de tambour,
    S’écoutent clapoter des barcarolles tristes,
    Et leurs caboches vont dans des roulis d’amour.

    – Oh, ne les faites pas lever ! C’est le naufrage…
    Ils surgissent, grondant comme des chats giflés,
    Ouvrant lentement leurs omoplates, ô rage !
    Tout leur pantalon bouffe à leurs reins boursouflés

    Et vous les écoutez, cognant leurs têtes chauves
    Aux murs sombres, plaquant et plaquant leurs pieds tors
    Et leurs boutons d’habit sont des prunelles fauves
    Qui vous accrochent l’oeil du fond des corridors !

    Puis ils ont une main invisible qui tue :
    Au retour, leur regard filtre ce venin noir
    Qui charge l’oeil souffrant de la chienne battue
    Et vous suez pris dans un atroce entonnoir

    Rassis, les poings noyés dans des manchettes sales
    Ils songent à ceux-là qui les ont fait lever
    Et, de l’aurore au soir, des grappes d’amygdales
    Sous leurs mentons chétifs s’agitent à crever

    Quand l’austère sommeil a baissé leurs visières
    Ils rêvent sur leur bras de sièges fécondés,
    De vrais petits amours de chaises en lisière
    Par lesquelles de fiers bureaux seront bordés ;

    Des fleurs d’encre crachant des pollens en virgule
    Les bercent, le long des calices accroupis
    Tels qu’au fil des glaïeuls le vol des libellules
    – Et leur membre s’agace à des barbes d’épis

    Les Assis : Arthur Rimbaut.

  • La Fanchon dit :

    Ces contacts avec les agents immobiliers sont épuisants, j’ai connu…
    Ils vous harcèlent au point de venir, à votre domicile, sans y être conviés.

  • juliette dit :

    un pour tous tous pour un, je connais un ou deux agents pas véreux (si si si), si tu as besoin de conseils fais-moi signe, je vous mettrai en contact.

  • cousumain dit :

    Merci, Juliette.
    Pour changer de sujet, j’ai beaucoup de choses à te dire à propos de Sète…

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