La règle du jeu (Renoir – 1939) – 8

juin 2, 2009 § Poster un commentaire


Là où le théâtre des domestiques se mêle au théâtre des aristocrates.
Contraste entre la scène entre La Chesnaye et Geneviève, et celle entre Ocatve et Christine. L’une violente, hystérique, l’autre complice, tendre.

Une société entièrement vouée à l’hypocrisie – mot qui, en grec, désignait le jeu de l’acteur.
De fait, à la fin de la danse macabre, Christine qui a décidé d’aimer entraîne Saint-Aubin et rencontre Octave :

Octave. – Christine, alors, qu’est-ce qu’on fait? On ne joue plus?
Christine. – Non, j’en ai assez de ce théâtre, Octave.

Par l’entrebâillement de la porte d’un salon, un plan fixe montre la fuite de Schumacher tirant au pistolet poursuivi par Lisette, alors que Geneviève s’évanouit et elle est transportée par La Chesnaye et Jurieux. Sur le sol on voit deux faisans empaillés, rappel de la scène de chasse disant que malgré le côté burlesque que prend la course poursuite, la mort rôde toujours.
Fidèle à son principe de drame gai, Renoir ne peut s’empêcher de faire dire à La Chesnaye quittant le salon

Corneille, faites cesser cette comédie !

réplique qui allège un instant la tension dramatique qui, inexorablement, est en train de monter.

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