Fabre, Courbet et les autres…

septembre 10, 2008 § 3 Commentaires

Lorsque j’étais allée voir l’expo Courbet à Paris, je m’étais dit que je retournerai la voir lorsque celle-ci serait à Montpellier question de profiter un peu plus de l’ensemble des oeuvres ainsi réunies et pour  y emmener ma fille. C’est chose faite. Hier, nous sommes donc allées au Musée Fabre dont j’avais déjà, peu après son inauguration, détaillé la visite dans les épisodes : 1, 2, 3, 4, 5
Pour l’expo Courbet, je n’ai pas grand chose à rajouter par rapport à ce que j’avais dit précédemment – j’aurais même moins à dire puisque certaines toiles sont absentes. j’ai essayé de me concentrer sur les scènes de chasse, mais j’ai eu le même sentiment de répulsion que la première fois. Mais toujours, une grande émotion dans la salle consacrée aux nus, mais aussi dans celle sur la mer ou les paysages géologiques (il me semble que dans ces séries, il manque des toiles par rapport à l’expo à Paris. Serait-ce une illusion ?) Bon, je ne vais pas me répéter.
Après Courbet, nous avons parcouru les salles de l’expo permanente. Là aussi, je ne vais pas répéter ce que j’avais déjà raconté. Je voudrais faire une mention spéciale pour Alexandre Cabanel, le local de l’étape. Il faisait partie de ce genre d’artistes officiels du XIXè siècle, souvent Prix de Rome (ou presque dans son cas !), membre de l’académie des Beaux-Arts et de nombreux jurys de salons, défenseur d’un académisme pur et dur (tiens ! on croirait que j’écris la biographie d’Émile Signol dont il faudra que je parle ici, un jour !). Parmi les Alexandre Cabanel (dont il nous a amusé de prendre les poses incongrues de certains de ses personnages, car ses salles sont quasiment vides), il y avait un Émile Friant :
Les lutteurs. 1889
J’avais découvert ce peintre de Nancy sur cette page du blog de JC Bourdais et la suivante. On y apprend qu’il fut l’élève d’Alexandre Cabanel. Il a su s’affranchir de son maître, fort heureusement ! Dans ses oeuvres, la vie (la mort aussi !) sont à fleur de la toile.
Ce genre de rencontre fait tout l’intérêt de la déambulation dans les musées de province (comme on dit si mal !)

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§ 3 réponses à Fabre, Courbet et les autres…

  • Frédérika dit :

    Un autre peintre local à qui je ne manque jamais de rendre visite au Musée Fabre, c’est Frédéric Bazille, dans la mouvance impressionniste.
    Né dans une famille de la bourgeoisie protestante de Montpellier, il commence des études de médecine pour faire plaisir à ses parents. Mais la vocation est pressante : dès 1859, il suit des cours de dessin et de peinture dans l’atelier du sculpteur Baussan.

    En 1862, il part s’installer à Paris où il s’inscrit à l’atelier du peintre Charles Gleyre sous les conseils de son cousin peintre Eugène Castelnau. Dès lors il sera peintre. Dans cet atelier il rencontre Claude Monet puis Auguste Renoir. Très vite, un groupe se forme qui intègre Edgar Degas, Alfred Sisley, Édouard Manet, Berthe Morisot, Paul Cézanne, Camille Pissarro, Émile Zola, Paul Verlaine…

    Plus favorisé qu’eux, il partagera ses divers ateliers avec Renoir et Monet dès 1865. Il passe généralement l’été à Montpellier et le reste de l’année à Paris. À partir de 1866, il est présent au Salon de peinture de Paris, sans grand succès. Sa palette s’éclaircit et se colore.

    En août 1870, il s’engage dans un régiment de zouaves. Il est tué, à 29 ans, au combat de Beaune-la-Rolande. La première exposition des Impressionnistes, où plusieurs de ses toiles seront exposées, aura lieu en 1874, quatre ans après sa mort.

  • cousumain dit :

    Oui. Frédéric Bazille, c’est autre chose. Il n’a pas couru après les honneurs comme des Alexandre Cabanel ou Émile Signol. Il avait un réel talent, loin des académismes qui ont empoisonné l’art au XIXè siècle. Il aurait fait parti des grand impressionnistes s’il avait un peu vécu, mais…
    Quelle connerie la guerre !

  • […] dont j’avais eu l’occasion de dire le plus grand mal sans pour autant l’enfoncer ici. Cette fois-ci,  la temporaire, après Soulage, Courbet etc… lui est consacrée tout […]

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